vendredi 13 mars 2009

Télévision satellitaire : Les dessous de la mort de GTV


13.03.2009

Télévision satellitaire : Les dessous de la mort de GTV

     Présenté comme l’opérateur de la Pay TV qui allait valoriser les contenus africains et proposer selon eux aux africains une offre adaptée à la réalité économique, culturelle de l’Afrique s’est planté en plein décollage. La raison officielle de cette mort prématurée avancée par le management est cette fameuse crise financière mondiale qui continue de s’étendre. Selon les déclarations de son représentant statutaire : « des demandes excessives sur le business causé par la crise financière mondiale qui a interrompu sa capacité de sécuriser le financement sur une durée acceptable et ne nous a laissés aucun autre choix, que de cesser des opérations »
Mais l’examen de stratégie entreprise par ce groupe pour la conquête des marchés laisses entrevoir des failles perceptibles par n’importe quel analyste attentif.
La stratégie était à deux volets : premièrement, fournir aux consommateurs des tarifs d'abonnement inférieurs (de 5000 à 25 000CFA/mois) et deuxièmement, acquérir du contenu irrésistible pour conduire ce processus. Ainsi ce deuxième aspect du contenu des programmes ne pouvait en toute évidence laisser de côté les droits sportifs qui sont comme l’arme fatale de la télévision à péage et l’Afrique n’est pas exempte de cette considération.
 

      Là où le bas blesse, comment rivaliser voire battre l’offre des deux géants, deux grands acteurs qui ont dominé la télévision payante en Afrique Subsaharienne : DSTV/MULTICHOICE Naspers – en – possession des territoires de l’Afrique Anglophone et le Canal+ de Vivendi tapis dans les territoires de l’Afrique Francophone en vendant à la fois deux mois fois chères, tout en offrant un contenu plus alléchant aux téléspectateurs ?
D’autre part les droits locaux n’étaient pas suffisamment rentables pour damer le pion aux deux géants et câblo-opérateurs opérant dans la région lusophone d’Afrique. La tentative de sauver le soldat Ryan qui consistait à vendre à Canal Plus n’a pas pu le sauver cette mort.
C’était le fameux de défi qui a emporté GTV. En outre GTV s’est aventuré dans une marché en pleine croissance où les locaux commencent à comprendre les méandres du Business notamment : HI TV, la jeune boîte plus qu’ambitieuse que dirige de main de maître le jeune Toyin Subair qui convoite déjà le marché international.
Dans la même optique, l’arrivée imminente de la coupe du monde en 2010, le lancement de nouvelles plateformes numériques de distribution de contenu (VIASAT du Ghana qui s’annonce pour la fin de l’année en Afrique).
Sur un plan purement expérimental, cela nous aurait permis de comprendre que l’Afrique apparemment regorgeant d’énormes potentialités en terme de marché pour la diffusion audiovisuelle, reste un terrain glissant où il faut bien se préparer pour l’affronter.

Source: http://www.cotewest.com/indnew.htm

 

samedi 21 février 2009

DG canal Plus Cameroun:Jackson Njiké :«Nous allons marginaliser le piratage»


21.02.2009

Dans un communiqué paru dans Cameroon tribune édition du mercredi 17 février 2009, Jean-Pierre Biyiti bi Essam a sommé les distributeurs des images de crypter les signaux des télévisions à péage dans les 60 jours suivants, conformément aux résolutions du forum national sur les activités de télédistribution de février 2008. Réaction de deux acteurs concernés par cette activité.

Jackson Njiké :«Nous allons marginaliser le piratage»

Le Dg de Canal plus Cameroun parle de ses chantiers depuis le 4 février, date de sa prise de fonction.
Votre nomination coïncide avec la résurgence d’une actualité sur la lutte contre le piratage. Quelle place allez-vous accorder à la lutte contre ce fléau ?
Nous avons, de manière générale, quatre chantiers. Le premier est naturellement celui du piratage : il faut absolument qu’on arrive à marginaliser ce fléau, en créant un cercle vertueux qui ferait que Canal, aussi bien que ceux qui font le piratage aujourd’hui, soient gagnants. Nous avons commencé à discuter avec eux. Certains sont d’accord pour mettre sur pied un système de cryptage. Mais, ils ne peuvent investir aujourd'hui sans avoir la garantie que les autres vont sortir du système illégal actuel. C'est pourquoi nous devons tous les aider.
Qu’allez-vous faire concrètement pour lutter contre le piratage ?
Nous ne venons pas pour tuer les câblodistributeurs ; nous voulons qu’ils s’inscrivent dans un cercle vertueux où tout le monde va être gagnant. Les chaînes Canal sont parmi les plus belles au monde et les droits que nous payons pour diffuser les films et les matches de football par exemple sont extrêmement élevés. On ne peut pas continuer de tourner à perte. Nous avons ce que nous appelons des prérequis que nous allons proposer aux plus sérieux des cablo-distributeurs pour pouvoir travailler avec nous. Tout le monde va trouver son compte. Ceux qui n’ont pas les moyens de suivre peuvent de venir des sous-distributeurs. Mais ceux qui n'entreront pas dans ce cercle vertueux souhaité autant par les opérateurs que les pouvoirs publics seront dénoncés.
C’est de l’incitation. Ça ne marche pas tellement et le ministre vient de rappeler une fois de plus à l’ordre…
Lors du forum national sur les activités de télédistribution organisé en février 2008, des résolutions avaient été prises. Nous avons respecté notre parole en nous installant au Cameroun sous forme de filiale. Les distributeurs d’images quant à eux doivent respecter la leur, en renonçant à distribuer des chaînes dont CanalSat a les droits. Beaucoup respectent cela en partie dans les grandes villes. Mais quand il y a un grand match de football, ils piratent nos images. Dans les zones reculées, c’est encore le piratage sans frein.
Quels sont vos autres chantiers ?
Le deuxième chantier est l’image de Canal au Cameroun. Il s’agit de démontrer aux Camerounais que Canal horizons est une entreprise camerounaise qui ne vient pas seulement faire des bénéfices comme le font croire certains. Nous étions installés à travers un certain nombre de partenaires locaux et nous allons devenir une filiale. Mais depuis, nous avons toujours payé nos impôts dans les règles, entre autres choses.
Le troisième chantier est d’ordre commercial : il nous faut absolument augmenter le nombre d’abonnés. En Côte d’Ivoire, on a 60.000 abonnés pour une population similaire à la nôtre. Au Sénégal, 40.000 abonnés, au Gabon, avec moins de 2 millions d’habitants, on a 25.000 abonnés. Au Cameroun, actuellement, on n’en a que 14.000. Cela est certes lié au système de piratage environnant, mais ça reste une grosse anomalie. Notre objectif dans les deux ans qui suivent est d’atteindre les 30.000 abonnés.
Enfin, le quatrième chantier est celui de la participation à la vie sociale. En parfaite harmonie avec les autorités, nous voulons participer à la vie sociale, aider la culture et le sport.

Source : Le jour

jeudi 19 février 2009

Canal horizons Cameroun: Un Directeur général pour le Cameroun

Jackson Njike,directeur général de Canal horizons Cameroun

19.02.2009

La filiale camerounaise de Canal horizons a désormais son directeur général.

     La décision est tombée le 4 février 2009. Jackson Njike, Camerounais d’origine a été désigné comme directeur général de Canal horizons Cameroun. Contacté par les dirigeants de Canal Overseas International qui fait partie du groupe Canal plus, le nouveau directeur général après une série d’entretiens a séduit et convaincu les responsables d’une des plus belles chaînes de télévision de l’espace francophone. Sans surprise, il est porté aux commandes d’une filiale qu’il devrait mettre en route. Pour l’heure, le promu est conscient de ce qu’il n’évoluera pas sur du velours eu égard à la feuille de route que Canal horizons a tracée depuis Paris.
      Il s’agira de «normaliser les relations entre le Cameroun et Canal plus, mettre sur pied un partenariat constructif avec les câblo-opérateurs, asseoir une stratégie commerciale visant à adapter les offres à la situation socio-économique générale du Cameroun, organiser la participation de Canal horizons dans la vie sociale du pays dans l’optique d’apporter plus de visibilité à cette entreprise audiovisuelle», a décliné Jackson Njike lors de son passage au siège du quotidien Le Messager. En outre, le patron de Canal horizons au Cameroun devra batailler sans répit pour accroître le nombre d’abonnés au bouquet Canal Sat. « En deux ans, nous nous devons de doubler la part d’abonnés. En ce moment, elle est de 14 mille. Un chiffre très en deçà de celui de la Côte d’Ivoire ou du Gabon avec respectivement 60 mille et 25 mille abonnés. Il y a du potentiel et nous allons nous mettre à fond », annonce-t-il.
Concernant les rapports entre Canal horizons et les câblo-opérateurs, Jackson Njike se veut conciliateur : «Nous ne sommes pas là pour tuer les câblo-opérateurs. Ils doivent s’organiser. Après coup, nous allons nous entendre sur des prérequis. Car les droits que paye Canal horizons sur les films et le sport sont énormes au point que l’on ne saurait brader les images et tourner à perte». L’on espère qu’avec l’implantation d’une filiale de Canal horizons au Cameroun, lequel s’appuie sur des distributeurs comme Satcom, Aston, Avilyos, Alpha group, les jérémiades des câblo-opérateurs n’auront plus droit de cité. Ces derniers s’offusquaient de l’absence d’un porte-parole de la structure française au Cameroun malgré la présence physique d’un représentant aujourd’hui responsable d’exploitation au Cameroun.

Champ communicationnel
En terme de décisions à prendre à brève échéance, Jackson Njike annonce le recrutement d’une dizaine de personnes au cours de l’année 2009 et des offres promotionnelles compétitives de nature à démocratiser davantage l’abonnement dont le coût est prohibitif pour nombre de ménages modestes. Pour atteindre les objectifs et remplir sa feuille de route, le nouveau Dg devra certainement compter sur son background. Agé de 34 ans, Jackson Njike est diplômé de l’Ecole de journalisme de Lille, de l’institut des hautes études internationales de Paris. Avant sa nomination, il aura roulé sa bosse dans les arcanes de l’Organisation internationale de la Francophonie (Oif) durant plus de huit ans.
Journaliste talentueux, Jackson Njike a exercé au Messager comme reporter avant d’être chef de service économie en 1997. Un passage à la Cameroon radio and television (Crtv) en 1999 lui ouvre plus tard les portes de l’international notamment son recrutement à radio France internationale (Rfi). C’est un homme rompu à la tâche, maîtrisant à la fois le champ communicationnel et les subtilités diplomatiques qui est appelé à bâtir la filiale camerounaise de Canal horizons. Un nouveau challenge en somme. Le maçon sera jugé au pied du mur.
Souce : le messager

vendredi 5 décembre 2008

CANAL OVERSEAS AFRICA lance en Côte d'Ivoire CANALSAT MOBILE,


05.12.2008

CANAL OVERSEAS AFRICA lance en Côte d'Ivoire CANALSAT MOBILE,

CANAL OVERSEAS AFRICA, filiale de CANAL OVERSEAS et opérateur de CANALSAT HORIZONS en Afrique subsaharienne, lance en Côte d'Ivoire la première offre de télévision mobile personnelle (TMP), CANALSAT MOBILE, en test sur le premier réseau DVB-H d'Afrique francophone. Forte de son expérience audiovisuelle de plusieurs années en Afrique, CANAL OVERSEAS AFRICA a joué un rôle prépondérant dans l'aboutissement de cette initiative, en particulier dans l'obtention des licences de diffusion DVB-H, l'offre de contenus et l'assistance technique pour la mise en place du réseau de diffusion sur Abidjan.
La société ivoirienne, MONICASH, a également participé à ce succès en tant qu'investisseur et porteur technique du projet. L'offre CANALSAT MOBILE est composée dans un premier temps de six chaînes de télévision - CANAL+ HORIZONS (les plages de programme en clair), I>télé, Planète, RTI (chaîne nationale ivoirienne), Infosport, Trace TV et de la radio RFI.
Cette offre est testée depuis hier sur des télévisions de poche QUANTUM et sur des téléphones mobiles. Après une période de test de quelques mois, la distribution officielle de CANALSAT MOBILE pourrait être annoncée dans le courant de l'année 2009 et opérée par la filiale de CANAL OVERSEAS AFRICA en Côte d'Ivoire et les opérateurs de téléphonie implantés localement.
http://www.telesatellite.com

jeudi 6 novembre 2008

Gabon : Canal + Horizons à la portée de toutes les bourses


06.11.2008

Gabon : Canal + Horizons à la portée de toutes les bourses

La baisse des tarifs de Canal + Horizons fixée par la convention du 16 septembre avec le Conseil national de la communication (CNC) est entrée en vigueur le 1er novembre avec la présentation d’un bouquet social à moins de 5000 francs CFA par mois. Les responsables de la société ont expliqué que cette démarche consistait à rendre accessible au plus grand nombre les sources d’informations télévisuelles, jusque là réservées à une certaine élite en raison du coût élevé de l’abonnement.

Depuis le 1er novembre, la baisse significative des tarifs de Canal + Horizons est effective dans les trois principaux centres commerciaux de la société au Gabon. Annoncée le 16 septembre dernier à l’issue de la signature d’une convention entre les responsables du groupe Canal Overseas Africa et le président du Conseil national de la Communication (CNC), la révision des tarifs d’accès aux chaînes câblées a été accueillie avec enthousiasme dans les ménages gabonais.

L'accès aux chaînes câblées pourrait connaître un réel essor grâce à ce réaménagement tarifaire orchestré sous les auspices du chef de l’Etat et avec le soutien du CNC.

Le président de Canal Oversat, filiale de Canalsat Horizons, Jean Noël Tronc, a notamment annoncé «un bouquet social qui aurait un tarif inferieur à 5 000 franc CFA».

«Les offres des télévisions payantes commencent autour de 15 000 francs CFA. Nous proposons un bouquet trois fois moins chers, un bouquet abondant puisqu'on y comptera plus d'une vingtaine de chaînes», a ajouté Tronc.

«Cette baisse de prix est effective à partir d’aujourd'hui. La baisse des prix incombe quasiment à tous les bouquets, excepté le bouquet Excellence, qui est un bouquet pour les clients huppés. Tout le reste des bouquets a été revu à la baisse», a déclaré le directeur général du magasin I-Tech, Serge Daouda Manani.

«On peut saluer le travail du chef de l'Etat et du CNC qui ont fait un travail considérable vis-à-vis de la direction de Canalsat. Aujourd’hui, pour la baisse des prix on annonce un abonnement à partir de 4 900 francs CFA, donc moins de 5 000 francs CFA par mois, ce qui nous amène environ à un prix de 15 000 francs CFA le bouquet par trimestre», a rappelé monsieur Manani.

«Nous avons dans les grandes offres de Canal satellite un deuxième changement majeur, avec le premier bouquet à moins de 10 000 FCFA par mois» avait annoncé le président de Canal Oversat Africa.

«Troisièmement, dans les bouquets les plus riches, ceux qui contiennent notamment la chaîne Canal+, là où les tarifs sont aujourd’hui autour de 30 000 FCFA, on va franchir un plancher très importants avec un bouquet à moins de 20 000 FCFA», avait enfin annoncé monsieur Tronc.

«Avant ce n'était pas à la portée de tout le monde mais maintenant le prix est à la portée de tous», s’est réjouit un consommateur.

«Nous attendons que les gabonais viennent nous rendre visite pour avoir davantage d'ampleur, de précisions et de renseignements. Mais le premier prix commence à 4 900 francs CFA par mois et nous avons pris des dispositions pour satisfaire tout le monde en installations et en explications. On attend que le monde vienne vers les distributeurs de Canalsat», a expliqué monsieur Mouloungui, de la SOGADIPH.

Jean Noël
Tronc et le président du CNC, Jean Egongah Owono, avaient paraphé une convention qui autorise la société à assurer la commercialisation sur le territoire gabonais du bouquet Canalsat Horizons ou tout autre bouquet de chaînes qui viendraient à être exploités par Canal Overseas Africa.

La convention stipule notamment que la commercialisation et la diffusion doivent s'inscrire dans le strict respect de l’ordre public et des lois en vigueur au Gabon. Cette convention marque également un virage marketing pour la société qui a annoncé la création d'un bouquet social accessible au plus grand nombre.

Canal + Horizons est présente depuis plus de dix ans au Gabon. Avec cette nouvelle convention, la société répond au besoin de s'adapter aux nouvelles réglementations gabonaises en matière de télévision.
Source : Gaboneco.com

mardi 8 avril 2008

Câblodistribution - Le Mincom constitue un comité de suivi


8 Avril 2008
Une réunion avec les différents membres est convoquée pour ce matin à Yaoundé.


Le ministre de la Communication (Mincom), Jean-Pierre Biyiti bi Essam a convoqué les différents membres du comité de suivi des résolutions du forum national sur les activités de télédistribution au Cameroun ce jour à Yaoundé. Membres nommés le 2 avril dernier conformément aux résolutions du 20 février dernier. Les éditeurs, les télédistributeurs et les pouvoirs publics, qui jouaient pratiquement le rôle d'arbitre, s'étaient, entre autres résolutions, accordés sur un délai de cinq mois pour parvenir à une sécurisation totale des réseaux par cryptage des signaux diffusés. Les télédistributeurs avaient évoqué comme raisons, les contraintes techniques et l'ampleur des implications financières qu'impose le cryptage des signaux querellés. Il s'agit pour les câblodistributeurs locaux considérés comme pirates, de procéder à des installations techniques susceptibles de procéder au cryptage des programmes astreints à cette exigence.

Justin Blaise Akono
Source : Mutations

mercredi 23 janvier 2008

Ecrans noirs chez les télé distributeurs de Douala et Yaoundé


23.01.2008

 Ecrans noirs chez les télé distributeurs de Douala et Yaoundé 
Les abonnés de Douala et Yaoundé ont passé quatre jours d’inconfort à cause de la rupture de la fourniture des images en provenance du satellite via la câble.

Cette situation de crise avait pour responsable TV+. Cette entreprise tenue pour responsable a fait démanteler le matériel de diffusion de Télé Sphère, un de ses sérieux concurrents.
La crise née de cette situation a donné du tournis non seulement aux câblodistributeurs mais aussi, aux abonnés de Douala et Yaoundé complètement aux abois.

Le sevrage des millions de camerounais d’images venues des satellites a crée des tensions dans plusieurs ménages. Certains époux et leurs épouses en étaient arrivés à une situation où les parties étaient à couteaux tirés.

A Douala notamment où se trouvent de nombreux opérateurs de câblodistribution, la tension était montée au point où, les câblodistributeurs à leur tour étaient descendus à la province. Le siège de trois jours qu’ils y ont fait a permis de désamorcer la temporairement la bombe prête à l’explosion.

Les pourparlers engagés par Faï Yengo Francis le patron de la province se sont soldés le 22 janvier 2008 par la décision de rétrocession du matériel démantelé de Télé Sphère.

A Yaoundé, le Ministre de la Communication Pierre BIYITI BI ESSAM rencontrait certains câblodistributeurs de la capitale politique.
Après une vingtaine de minutes d’entretien ils sont arrivés à la décision de rétrocession du matériel en prenant rendez-vous le 19 février 2008. Sont attendus à cette assise pour une résolution de cette question, tous les opérateurs du câble du Cameroun.

Il faut signaler entre autre que des milliers d’abonnés du câble ont pu assister au retour des images, conséquence de la décision du ministre de la communication.
C’est avec un plaisir que les téléspectateurs ont suivi le match du Cameroun, en dépit de la déculottée subie par les Lions Indomptables face à la formation égyptienne.


LE SEVRAGE DES CAMEROUNAIS EN IMAGES ET SES PROBABLES CONSEQUENCES.

Télé Sphère, entreprise de câblodistribution basée à Douala apparaît vraisemblablement comme le principal fournisseur en images des nombreuses petites entreprises du secteur.
Ces dernières à leur tour établissent le relais avec des milliers d’abonnés dans différents quartiers de la ville.

En décidant de faire enlever le matériel de cette entreprise, l’entreprise TV+ s’est placée dans une position inconfortable vis-à-vis du public.

La preuve, son promoteur Emmanuel CHATUE, a perdu le sommeil pendant le temps qu’a duré la crise. Les différents câblo-opérateurs ayant décidé de lui administrer une correction pour son acte impétueusement osé au moment même où les matches de la coupe d’Afrique des nations sont diffusés en mondovision.

Et comme dans de nombreux quartiers de Douala le signal de la CRTV, la télévision nationale n’est pas bien reçue, les téléspectateurs se rabattent sur les chaînes privées qui relaient ce signal.

Cette incapacité des populations à accéder aux images a fait monter la tension de plusieurs crans au point où pour certaines, le recours à la violence serait envisagé au cas du non rétablissement des images avant le début de la soirée du 22 janvier 2008. La cible de ces dernières étant bien évidemment les équipements de TV+.

Seulement lorsque les populations se lancent dans la rue, on est bien loin de contrôler et prévoir leurs actions. Le plus souvent, des débordements graves surviennent et mettent en péril la paix sociale.

MANIPULATIONS A DES FINS MERCANTILISTES ?

La colère de Emmanuel CHATUE, promoteur de TV+ contre son concurrent Télé Sphère est difficilement explicable.

L’opinion a du mal à se faire des idées claires lorsqu’on considère que ces deux entreprises sont concurrentes et que le secteur de la communication a été libéralisé au Cameroun.

Sur un tout autre plan, l’hypothèse de l’existence d’un accord occulte entre les deux entités est envisageable. L’accord dont le non respect par l’une des parties aurait entraîné la situation que l’on a vécue. Dans le cas d’espèce, la confiscation des équipements de Télé sphère peut trouver une justification logique.

Seulement, une analyse de la situation sème une fois de plus la confusion dans les esprits de par la manière et la démarche engagée par TV+ contre Télé sphère.

Cette entreprise pour la petite histoire commercialise les équipements de réception d’images par le système de la TNT (télévision numérique terrestre). Et selon certaines sources, TV+ a réceptionné un important stock d’équipements ces jours mêmes.

Du coup, des questions fusent de toutes part dans les esprits du commun des habitants de la ville.

Pourquoi avoir choisi le moment de la coupe d’Afrique des nations pour entreprendre untelle opération si l’on la qualifie d’innocente dans sa logique?

Pourquoi avoir entrepris une telle opération au moment même où un important stock d’équipements venait d’être réceptionné ?

La rupture d’images de quatre jours a permis à TV+ d’écouler une quantité non moins négligeable des équipements nouvellement réceptionnés.

Une autre question et non des moindre, c’est celle de savoir pourquoi TV+ exige aux câblodistributeurs de facturer leurs prestations aux clients à la somme de 19 500 Frs par mois ?
Pendant ce temps, TV+ vend son service à 4 500 Frs mensuellement à ses abonnés ?
Une chose que ces derniers ont balayée du revers de la main parce que qualifiée par ces derniers comme une manœuvre visant à provoquer le désengagement de nombreux abonnés par câble de leurs fournisseurs habituels au profit de la TNT où l’on paie 4 900 Frs CFA par mois après l’achat de l’antenne actuellement vendue à 50 000 Frs par TV+ apprend-on des sources proches des câblodistributeurs.

En d’autres termes, TV+ voudrait s’inviter dans un jeu comme arbitre et partie en se mettant dans une posture de dictateur sur un marché qu’il a du mal à contrôler et monopoliser.

TENTATIVE DE DESTABILISATION DE L’HARMONIE SOCIALE

Le choix de cette période de la CAN 2008 pour engager un tel bras de fer ne saurait être considéré comme un simple fait du hasard.

Toutes les indices semblent réunis pour démontrer que Emmanuel CHATUE et TV+ ont bien prémédité leur acte à travers lequel, ils espéraient s’en faire les poches sur le dos des misérables camerounais qu’on sait très accros du football, leur sport roi.

Leur attente en pareille circonstance était de voir le service commercial de TV+ battre tous les records d’affluences de clients. car, espéraient-ils, personne n’aurait accepté vivre à la radio une coupe d’Afrique des Nations à laquelle prend part le Cameroun.

Seulement, le côté mercantiliste de ces opérateurs mêlé à leur appétits gloutons de s’en faire les poches leur à voilé un aspect fondamental de la raison. Le football au Cameroun est un domaine où les passions se déchaînent facilement.
Autant il ressemble, autant il peut diviser au point de fragiliser la paix sociale qui peut pour un rien, basculer dans des soulèvements incontrôlables des populations.

LES DANGERS DU MONOPOLE PAR UN SEUL OPERATEUR

La démonstration faite par l’entreprise TV+ en faisant saisir les équipements de Télé sphère vient rejoindre l’attitude de mépris affichée par la CIMENCAM.
Un
mépris fait des camerounais exprimé dans des hausses de prix méprisant les interventions du ministre du commerce appelant à une modération des prix en fonction de la bouse des camerounais.

Du coup l’on réalise combien dangereux le monopole par un opérateur donné peut dans un secteur d’activité peut être préjudiciable à tous.
Celui-ci par sa position stratégique devient une force incontestable qui peut à tout moment se retourner contre l’Etat et la société dictant ses lois qui pourraient mettre en péril les institutions de la République

Au
nom de la concurrence, un opérateur a-t-il le droit de faire saisir les équipements de son concurrent ?

Si l’on se paie le luxe de répondre par l’affirmative, cela enduit de facto que le CRTV elle aussi peut s’offrir le vilain plaisir de saisir le matériel de Canal 2 International qui est son concurrent le plus en vue du moment.


UNE VIOLATION FLAGRANTE DE LA LOI

Canal
2 International, radio Sweet FM et TV+ sont des entreprises appartenant à Emmanuel CHATUE.
La loi sur la création des entreprises de presse interdit formellement à une seule personne, le droit d’être propriétaire de plus d’une entreprise dans le même secteur de la communication.

Curieusement, les cas cités plus haut rejoignent bien d’autres bien connus de tous. La Nouvelle Expression, radio Equinoxe et Equinoxe TV appartiennent à Séverin TCHOUNKEU.

Du coup, l’on se rend à l’évidence que les autorités se montrent complaisantes dans l’application des dispositions légales dans ce secteur de manière spécifique.

Mais avant de se jeter en conjectures, une question mériterait d’être posée aux décideurs. Ceux-là mêmes qui font la loi et qui de part leur position, ont le devoir de veiller sur son application.

Devrait-on mettre en place des lois et contribuer soi-même à leur violation ? En d’autres termes, est-ce logique d’être juges et parties?

En attendant que la tutelle puisse apporter une réponse satisfaisante à cette question posée, l’ascension des empires médiatiques continue à faire son bonhomme de chemin et ce, devant le regard impuissant et embarrassé de l’opinion qui n’a de cesse de scruter les horizons lointains à la recherche de probables réponses.


Marcel BOUANGA E.
Camerounlink.net

mardi 22 janvier 2008

Regard : Et la Crtv dans tout ça !


22 JANVIER 2008

La télévision nationale également indexée par des cablo-distributeurs.
"Nous ne sommes pas informés des différentes tractations autour de la grève des câblodistributeurs, qui viseraient à céder nos droits d’image pour la Can aux chaînes privées.


Si les choses changent entre temps, nous vous tiendrons informés", tranche Emmanuel Wongibe. Le chef de la division de la coopération et des relations publiques à la Crtv répond presque à certaines indiscrétions au sous sol du Mincom selon lesquelles la Crtv veut céder au chantage des câblodistributeurs, qui l’accusent d’avoir été à la manette afin que personne n’ait les images de la Can dont elle a payé les droits.

D’ailleurs, même Tv+, qui a une autorisation de Multi Tv de distribuer les images de Canal Sat n’a pas d’image sur sa chaîne de télévision Canal2 International.

"Ce sont alors les câblodistributeurs, propriétaires de certaines chaînes de télévision, qui ont motivé la grève dans le secteur, afin de faire une pression sur la Crtv, qui les utilise également, pour couvrir certaines zones", affirme cet informateur qui révèle que le souci du directeur général de la Crtv, Amadou Vamoulke, est de trouver un terrain d’entente, puisque le véritable problème tourne autour des images de la Can.

Mais
, "au regard des tensions entre le Mincom et le Dg de la Crtv nées des nominations bloquées dans cette structure, le Mincom n’est pas disposé à tendre une oreille attentive au Dg", confie-t-on au Mincom, où on reconnaît que, même si la Crtv est indexée d’avoir orchestré cette "cabale" contre les câblodistributeurs, elle est dans son bon droit. "Même si la Crtv décide de céder ses images aux chaînes privées après avoir payé les droits de diffusion de 666 millions Fcfa, il faudrait encore que Lc2, le détenteur de ces images soit d’accord", a confié un responsable du Mincom.

A la question de savoir comment a-t-on pu laisser prospérer les câblodistributeur en marge de la loi, sans une autorisation de diffuser les images d’un bouquet, l’on répond au Mincom que c’est un nœud gordien. "On devrait leur exiger cette pièce avant toute autorisation de fonctionner. Mais, le Mincom est beaucoup plus rigoureux lors de l’obtention de la licence d’exploitation. Raison pour laquelle Tv+ a pu obtenir une licence", semble-t-on se justifier au Mincom.

La pénurie d’images des chaînes internationales sur le petit écran camerounais apparaît finalement comme à la conjonction de plusieurs facteurs. La rencontre de ce matin au Mincom, à laquelle la Crtv, jusqu’à hier soir n’était pas encore conviée, permettra certainement de voir plus clair, à quelques heures de la première rencontre du Cameroun à la Can ghanéenne.

J.B.A.
Source : Mutations

Douala : Les câblo-opérateurs descendent dans la rue


Douala : Les câblo-opérateurs descendent dans la rue
22 JANVIER 2008

Ils protestent contre la confiscation de leur matériel de travail.
Après des mouvements d’humeur des populations observés dans plusieurs coins de la ville de Douala dimanche soir, en signe de solidarité avec les opérateurs du secteur de la câblodistribution en grève, la capitale économique a de nouveau connu des moments chauds hier soir. Peu après 15 heures, des dizaines de promoteurs et d’employés de ce secteur ont pris d’assaut les services du gouverneur de la province du Littoral. " Nous sommes venus exiger la restitution du matériel d’émission de Télé sphère qui a été emporté par les forces de l’ordre ", a expliqué l’un des marcheurs. Face à la foule des manifestants, on a noté une indifférence des policiers déployés sur les lieux. Au plus, a-t-on entendu des responsables de la police prescrire aux éléments de ne pas céder à la provocation.

L’arrêté d’interdiction des manifestations publiques récemment signé par le gouverneur du Littoral, Faï Yengo Francis a ainsi été défié avec succès, pour la première fois. D’ailleurs, le gouverneur en personne a instruit le préfet du Wouri, Bernard Atebede, de recevoir les représentants des opérateurs mécontents, comme si ces derniers n’avaient enfreint aucune loi. Si rien n’a filtré officiellement de la rencontre qui s’est tenue tard dans la soirée d’hier, l’on a appris que le matériel de Télé sphère devait être restitué à ses propriétaires, " au plus vite ". Cependant, les responsables de cette entreprise de câblodistribution ont exprimé quelques appréhensions, en rapport avec la promesse faite par les autorités administratives. " Depuis dimanche, on nous dit que notre matériel a été mis dans le camion à destination de notre siège à Bonamoussadi. Mais nous n’en avons aucune trace ", ont-ils expliqué.

Hier soir, certaines indiscrétions annonçaient d’autres mouvements de protestation dans la ville de Douala ce mardi, au cas où les câblodistributeurs ne reprenaient pas du service. Les droits de retransmission de la Coupe d’Afrique des Nations de football qui se joue en ce moment au Ghana sont au centre de la bataille entre Télé sphère, l’une des plus importantes entreprises de câblodistribution de la ville de Douala et les représentants locaux de Canal satellite, détenteur des droits acquis. Télé sphère se dit en droit de diffuser en clair toutes les chaînes de son bouquet, ce que lui refuse ses adversaires qui ont commandité la confiscation de ses équipements. Les autres câblo-opérateurs, en signe de solidarité, ont arrêté toute activité depuis lors.

Denis Nkwebo
Source : Mutations

Télédistribution : Pourquoi les ménages sont privés d’images

22 JANVIER 2008
Une réunion convoquée ce matin au ministère de la Communication entre les différentes parties.
Les images en provenance des chaînes internationales disparues depuis vendredi ou samedi soir, ne sont pas encore de retour sur le petit écran de certains ménages camerounais. "Notre matériel de diffusion a été confisqué et nous ne pouvons plus émettre", se plaint l’un des employés de Méga Hertz, un câblodistributeur situé au quartier Bastos à Yaoundé. Quant aux raisons de la saisie de ce matériel, cet employé indique que le responsable de l’entreprise, en plein échange avec son conseiller juridique, ne souhaiterait pas s’exprimer sur le sujet.

Néanmoins, il ressort de certaines informations qu’ "un huissier qui disait être mandaté et accompagné des policiers, est venu saisir notre matériel", rapporte un autre employé. Scène identique le même jour à Alpha Télé au quartier Elig-Essono où les émetteurs et autres instruments de travail ont été emportés, selon des témoignages. Au quartier Madagascar, Inter Tv n’a pas été l’une des victimes de la rafle. Mais, "nous avons arrêté nos activités vendredi, après avoir appris que Canal Sat avait lancé son opération de saisie. Il est aussi question de savoir si nous pouvons trouver un terrain d’entente avec lui", indique Daniel Nguela, responsable de cette société de câblodistribution, qui révèle que les responsables de Multi Tv coupent les câbles qu’ils n’arrivent pas à identifier comme les leurs, s’ils ne réussissent pas à repérer les distributeurs indélicats, "qui sont pourtant ses clients, mais, n’ont pas le droit de redistribuer les images", précise Marcel Blaise Nzali, directeur commercial et Marketing de Satcom au quartier Elig-Essono, à Yaoundé.

"Canal+ Horizons ne veut plus qu’on distribue son signal sans un contrat de partenariat", tente d’expliquer Daniel Nguela pour qui Canal+ Horizons voudrait que son signal soit crypté, que chaque abonné ait un décodeur. Mais, "compte tenu du coût de l’abonnement, le Camerounais moyen à qui nous donnons des images à 6.000 Fcfa, voire moins, ne peut plus y accéder. Canal+ Horizons exige des abonnements hors de prix, qui soient répertoriés au niveau de leurs fichiers. Quel Camerounais de petit revenu peut payer 16.000 Fcfa le mois?", s’interroge t-il. Et la grève que la Cameroon radio Television (Crtv) a signalée sur ses antennes? "Nous ne sommes pas en grève. Si notre matériel est saisi, comment pouvons-nous encore diffuser?" questionne Daniel Nguela, comme pour démentir cette information.

Selon des informations dignes de bonne foi, la grève chez les câblodistributeurs n’est pas une simple vue de l’esprit. Même si l’unanimité n’est pas faite sur la question. Des sources indiquent que ceux qui sont considérés comme des pirates ont décidé d’être solidaires de l’infortune de certains de leurs confrères, dont les installations ont été fermées et le matériel confisqué vendredi dernier à Douala et Yaoundé. Selon certaines sources, le propriétaire de Tv+, seul câblodistributeur détenteur d’une licence d’exploitation délivrée par le ministère de la Communication et seul partenaire de Multi Tv, vendeur des images du bouquet Canal Sat, a engagé des poursuites judiciaires pour bloquer les activités des "pirates". Parmi les câblodistributeurs directement indexés, Télé Sphère, Mega Hertz et Télé Sat où des scellés ont été apposés à Douala, et du matériel confisqué.

Si Emmanuel Chatue, le directeur général de Tv+ n’a pas pu être joignable, pour expliquer la genèse du conflit qui éclate seulement à la veille de la coupe d’Afrique des nations de football, il a néanmoins passé un communiqué sur le crawl de sa chaîne de télévision, Canal2 International, indiquant qu’il a décidé de suspendre son signal, de peur de subir les représailles de ses concurrents. Selon certaines informations, les câblodistributeurs ont promis de saccager les installations de Tv+ à Douala. Or, selon Marcel Blaise Nzali, directeur commercial et Marketing de Satcom, prestataire de service de Multi Tv au Cameroun, "les câblodistributeurs sont des pirates. Ils prennent les images alors qu’ils n’ont pas de licence ou d’autorisation du propriétaire du bouquet. Or, Tv+ est en règle", précise-t-il. Marcel Blaise Nzali a rappelé que le petit écran n’est pas totalement noir, puisque les abonnés de Satcom reçoivent les images.

Les câblodistributeurs ne renient pas leur qualité de "pirates". Mais, ils semblent évoquer un problème qui pourrait découler de cette "pénurie" d’images: la mise en chômage d’un certain nombre d’employés dans ces différentes structures. "Chaque société compte au moins vingt employés et il existe plus d’une centaine de structures dans la ville de Yaoundé", prétend Daniel Nguela d’Inter Tv au quartier Madagascar. Au ministère de la Communication (Mincom), le sujet semble intéresser les responsables, qui ont décidé de convoquer une rencontre ce matin entre les différentes parties. S’y retrouveront, Multi Tv, le détenteur du bouquet Canal Sat, les opérateurs de distribution en colère et bien sûr, le Mincom. 

Justin Blaise Akono
Source : Mutations

dimanche 20 janvier 2008

Les Câblo-opérateurs En Veulent à Canal 2


Janvier 2008
  
Ceux de Douala ont brouillé les images de la chaîne, raconte la presse de cette semaine.
C'est « Le Jour » qui nous l'apprend dans son édition d'hier jeudi. A Douala, « les câblodistributeurs boudent les images de Canal 2 International ». Patient Ebwelle raconte qu'une inimitié est née entre les câblodistributeurs et le promoteur de Tv +, patron de Canal 2. Les premiers soupçonnent et accusent le second d'être à l'origine des saisies du matériel de télédistribution chez quelques opérateurs. Emmanuel Chatue a eu beau démentir, rien n'y a fait. C'est lui, ont continué de penser les câblo-opérateurs qui, non contents d'avoir manqué de mettre le feu à des installations de Tv + au quartier Kotto, ont « mis leur seconde menace à exécution. Celle de boycotter à l'unanimité la diffusion des images de Canal 2 International ».
Les images de la chaîne sont brouillées dans les bouquets proposés aux clients. Equinoxe Tv et Stv, « dont les signaux ont souvent été relégués au second plan », sont bien en vue maintenant. Même si certains, chez Canal 2, minimisent le problème, « Le Jour » révèle que certains de ses responsables ont approché des câblo-opérateurs. C'est que Canal 2 leur doit manifestement une fière chandelle et les aurait trahis. Le divorce fait déjà grincer des dents dans les ménages où l'on apprécie les feuilletons à l'eau de rose de la chaîne. Une autre information, lue cette fois dans « La Nouvelle Expression », relate d'autres grincements de dents. « Les fans des Lions ont la gueule de bois » qui se sont réveillés péniblement au lendemain de « la déculottée de Kumasi ». C'est Carole Yemelong qui l'écrit. La journaliste a fait le tour de Douala pour observer les réactions à la défaite des Lions indomptables face aux Pharaons d'Egypte. Amers, mais confiants pour la suite même s'ils ne le disent pas toujours. Les Camerounais sont comme ça.
Source : Cameroon Tribune

samedi 10 novembre 2007

OLEG BACCOVICH, DIRECTEUR GENERAL CANAL+HORIZONS Sénégal : ” En Afrique, la production audiovisuelle sénégalaise est la plus dynamique ”



Samedi 10 Nov 2007

Directeur général de Canal+Horizons, Oleg Baccovich parlant du nouveau programme de sa chaîne de télévision, montre comment Canal s'inscrit dans la recherche régulière d'innovations. Cela dans le but de présenter à son public un produit original. Très réjoui dans cet entretien de la qualité de la production audiovisuelle sénégalaise, le Dg de Canal+Horizons a tenu à signaler que le Sénégal est le pays africain le plus dynamique dans la création cinématographique et artistique. Oleg Baccovich révèle également que, dans sa démarche, Canal+Horizons entend correspondre à un peuple africain un peu plus large que le peuple uniquement sénégalais. Nullement ébranlé par la floraison actuelle des télévisions au Sénégal, source de concurrence, il note que Canal+Horizons a beaucoup progressé en oeuvrant pour offrir à ses abonnés des produits de qualité. Oleg Baccovich déplore par ailleurs la piraterie sauvage à laquelle sa chaîne est victime. Et informe qu'ensemble, avec le ministère de la Culture, ils sont en train de voir comment combattre cette piraterie par la sensibilisation, mais aussi par des actions répressives.


Le Matin:Pouvez-vous nous décliner le nouveau programme de votre chaîne de télévision ?
Oleg Baccovich: Le traitement Canal+Horizons est un traitement différent qui se veut plus original. Canal s'est toujours démarqué de par sa façon de traiter les sujets, de faire le cinéma, de traiter le sport. Donc, c'est cela qui est toujours renouvelé et poussé à son extrême dans une recherche d'innovations régulières dans l'esprit Canal.  Cette année, plus que jamais, Canal+Horizons veut mettre la création originale au centre de ses préoccupations ; en faire l'une des clés de voûte de l'antenne en diffusant des programmes imagés et élaborés tout spécialement en direction de ses abonnés. Notre vocation est aussi de faire découvrir les talents nouveaux venus d'horizons variés, de leur donner une place au côté des journalistes, animateurs, scénaristes et artistes confirmés. On essaie ainsi d'inventer ensemble avec eux, la télévision de demain. Cette nouvelle saison est placée sous le signe de l'innovation, de la créativité et des nouveaux talents.


Qu'est-ce qui justifie aujourd'hui ces grandes innovations apportées à Canal+ Horizons?
En fait, cela s'explique par le fait qu'on ne peut pas rester satisfait de ce qu'on fait pendant toute une année et reprendre cela l'année prochaine. On est obligé, pour chaque année, de revoir et de corriger la grille de programme. On a une auto-critique interne qui est plus forte et qui nous pousse à voir ce qu'il faut améliorer dans les sujets. Plus exactement en quoi repose


Votre stratégie éditoriale ?
Cette stratégie éditoriale, initiée depuis le début, repose sur des valeurs fortes. Un ton et une patte qui font de Canal+Horizons l'animateur de la création audiovisuelle. La ligne éditoriale passe par une construction d'antennes d'auto-promotion des émissions. Nous avons plusieurs antennes notamment, Canal+Horizons, canal+Cinéma, Canal+Sport. Et depuis quelques semaines, Canal+Family une toute nouveauté dédiée à la famille. Dans cette antenne, il y a des émissions pour enfants, mais aussi des films que l'on peut regarder en famille.


En parcourant votre programme 2007-2008, on ne sent pas nettement la présence de la création africaine. Le contenu est plutôt axé sur les productions occidentales. Qu'est-ce qui explique cette démarche ?
 Je ne peux pas vous dire qu'il n'y  a pas cette création africaine dans le programme. Tout ce qui concerne l'Afrique, ce qu'il faut savoir est que Canal+Horizons n'est pas Canal+ France. Il y a un certain nombre de choses que nous faisons pour l'Afrique. Cela va de «Talents d'Afrique» en passant par «Couleurs Horizons» au traitement de matches de football en Afrique, des émissions comme «AFRIK"ART» qui porte ses fruits. Nous souhaitons aller au-delà. On va aborder la Coupe d'Afrique des Nations (CAN) 2008 qui sera traitée exclusivement par Canal+Horizons. La CAN sera filmée et commentée par Canal+Horizons avec des intervenants dont une grande star du football international sera le consultant. Voilà une autre façon pour nous de traiter des sujets africains sur notre antenne Canal+Horizons.


Dans les cahiers de charge, il est prévu que vous deviez appuyer le cinéma sénégalais. Mais, qu'est-ce qui a été fait à ce niveau ?
Canal+Horizons est diffusé sur une trentaine de pays africains dont le Sénégal par satellite. Canal+Horizons émettait avant en herztien jusqu'en 2005 sur le territoire du Sénégal et des autres pays. Depuis le 1er janvier 2006, il n'y a plus d'émissions en herztienne.Cela vient par satellite sur toute une zone. Donc, on a une problématique que l'on doit gérer. C'est que, Canal+Horizons doit correspondre à un peuple africain un peu plus large que le peuple uniquement sénégalais. Néanmoins, on a la chance d'être dans un pays comme le Sénégal riche en créativité cinématographique et artistique au sens large. Plus riche que certains autres pays africains voisins. Aujourd'hui, sur les dix demandes de soutien que l'on reçoit à la production audiovisuelle, il y a une grande partie du Sénégal qui s'explique par sa richesse en créativité. En conséquence, le pays le plus aidé lorsque l'on produit un film ou autre, c'est le Sénégal. C'est parce que le Sénégal est le plus dynamique dans ce sens. Sur les demandes étudiées par nos services, il y a au moins 60 % qui émanent du Sénégal. C'est pourquoi on a pu mettre l'accent sur des émissions comme Africa.


Vous avez eu à appuyer des festivals, comme le Festival de film de quartier (Ffq) organisé chaque année par le Média Centre de Dakar, en leur octroyant des spots publicitaires. C'est bientôt la prochaine édition du Ffq. Est-ce que comptez toujours poursuivre votre partenariat ?
Oui. On a été consultés et des documents nous sont parvenus. Il n'y a pas de raison que l'on ne s'inscrive pas dans la même dynamique des années précédentes. On se doit d'accompagner ce festival d'autant plus que c'est une initiative bien faite. Vous savez, il n'y a plus de salle de cinéma à Dakar. Si on n'aide pas ces différents festivals organisés à travers le pays, ce sera le monde autrement. En fait, il faut dire que pour ce qui concerne la prochaine édition du Festival de film de quartier, nous n'avons pas encore rencontré ses organisateurs pour définir les accords. Mais, évidemment, nous pensons que le partenariat va se poursuivre sur les mêmes bases. Chaque occasion qui nous est donnée de soutenir les oeuvres de ce type, Canal+Horizons se lance. Et cela se fait également dans le domaine du sport.


Comment vivez-vous la concurence aujourd'hui avec la floraison des chaînes de télévision au Sénégal ?
On la vit très bien. Parce que cette concurrence est indispensable au développement d'un pays. Il y a deux types de concurrences. Il y a la concurrence de chaînes spécifiques herztiennes comme Rdv, Canal Info, 2Stv etc. Ces chaînes sont des concurrentes du produit Canal+Horizons qui n'est pas une chaîne herztienne. Mais qui est une chaîne généraliste. Ce qu'il faut noter est que ces chaînes font des choses que nous ne faisons pas. Cela ne nous dérange pas. Sur l'aspect des concurrents qui font la même chose que nous en vendant des bouquets de chaînes, il s'agit de deux sociétés sur la place qui sont concurrentes à Canal Sat. Là  nous avons beaucoup progressé. Car la concurrence fait remettre en question des choses notamment la baisse des tarifs. Nous avons des produits plus qualitatifs.


Aujourd'hui, le piratage constitue un fléau qui touche presque tous les secteurs de la vie. Comment travaillez-vous en collaboration avec les autorités sénégalaises, et surtout le ministère de la Culture pour éradiquer ce fléau ?
En fait, ensemble avec le ministère de la Culture nous sommes en train de voir comment faire pour que les autorités nous aident à combattre la piraterie. Cela parce que le piratage de la chaîne Canal +Horizons est énorme. Et si elle persiste, on ne pourra plus continuer à fonctionner. Nous avons demandé au ministère de nous aider à sensibiliser les populations sur l'illégalité de la piraterie. Les actions qui seront prises vont être non seulement celles de sensibilisation, mais elles vont être aussi très répressives à l'endroit des contrevenants. Nous à Canal+Horizons, notre rôle est d'être plus informatifs. On sait que l'une des politiques d'engagement de canal+Horizons est de porter un regard curieux et rigoureux sur le monde.


Mais dans cette dynamique, quels sont les obstacles auxquels vous faites face pour réussir votre mission ?
Dans le cadre de Canal Sat, pour faire face aux différentes émissions que sont l'information, la culture, le sport, le cinéma, les découvertes, la jeunesse, nous essayons de ratisser plus largement. Cela pour que les enfants puissent savoir ce qui est nécessaire pour eux. Tout cela montre que nous faisons de notre mieux vient montrer ce que nous faisons pour contourner toutes ces difficultés et trouver toutes les réponses possibles. Nous avons des accords avec des chaînes en exclusivité pour diffuser cela dans Canal Sat. Vous avez dit que des dispositions sont prises pour permettre un bon suivi de la Can 2008. Mais on s'achemine également vers les prochains jeux olympiques prévus en à Pékin (Chine) du 8 au 24 août 2008. A ce niveau quels sont les moyens que vous comptez déployer pour permettre aux Africains de suivre cette rencontre? Ces prochains jeux olympiques, événement le plus suivi dans le monde et retransmis pour la cinquième fois par Canal+Horizons, après Barcelone, Atlanta, Sydney et Athènes, seront placès sous le signe de la grandeur et de la modernité. Canal +Horizons mobilisera son expertise et son savoir-faire technique et journalistique durant cette quinzaine, et vibrera au rythme de "citius, altius, fortius", la devise olympique.
   
Source : Le Matin (Sénégal)    

mardi 16 mai 2006

Câblodistribution : les tourments des opérateurs camerounais


16 Mai 2006
Des recours contre la décision de la Cour d'appel interdisant la diffusion des chaînes cryptées du bouquet Canal+horizons comme seul espoir de survie.
S'achemine-t-on vers la fin de l'activité de la câblodistribution au Cameroun ? Les millions de ménages camerounais arrosés par une multitude de câblo-opérateurs qui leur offrent une grande variété de chaînes de télévision aux programmes souvent alléchants, vont-ils bientôt perdre ce privilège ? Voilà quelques interrogations qui reviennent depuis que des décisions de justice ont ordonné à trois des principales sociétés de câblodistribution de la place, de cesser toute diffusion des chaînes commerciales cryptées du bouquet Canal+horizons qui comporte environ 35 chaînes de télévision, y compris Canal+horizons, Euronews, Rtl9, Tv5, Trace, Tf6, Info sport et Eurosport. Des chaînes dont la popularité auprès du public camerounais ne fait l'ombre d'aucun doute.
Claude Tadjon
Source :Mutations

mercredi 12 avril 2006

Au Cameroun, les télédistributeurs s'entredéchirent en justice


AVRIL 2006

Multi Tv Afrique Sas obtient gain de cause dans son procès contre " les pirates " d'images des bouquets Le Sat et Canal Satellite Horizons.

Ces derniers saisissent le juge de référé pour connaître le statut juridique de Multi Tv Afrique. Le feuilleton judiciaire entre les télédistributeurs exerçant au Cameroun pourrait connaître un nouveau développement ce vendredi 28 avril à Yaoundé. La sentence du juge de référé (au tribunal de première instance de Yaoundé - Centre administratif) devrait en principe trancher au fond sur la querelle opposant trois opérateurs locaux de la télédistribution à Multi Tv Afrique (Mtva).

En effet, Aea - avec le bienveillant soutien de Télésat et Megahertz- souhaite que la justice camerounaise établisse le statut juridique de Mtva au Cameroun. Le requérant conteste notamment à Mtva le droit d'exercer une activité commerciale au Cameroun. Il lui conteste par conséquent le droit de porter plainte aux sociétés légalement constituées au Cameroun. Ce son de cloche vient comme une réponse à l'ordonnance n° 190 / C rendue le 5 août dernier par le tribunal de première instance de Yaoundé - Centre administratif.

Cette ordonnance contraint les trois opérateurs locaux (Aea, Télésat et Megahertz) à cesser toute diffusion des chaînes du bouquet Canal Satellite horizons. Les trois opérateurs doivent par ailleurs restituer à Mtva les cartes d'accès au signal Canal + Horizons et des chaînes du bouquet Canal Satellite horizons. Le tribunal ordonne enfin aux trois opérateurs de " diffuser auprès de ses propres abonnés [les dites décisions] sous astreintes comminatoires de 300.000 francs par jour de retard à compter de la notification de la présente décision ".

Naturellement, les trois opérateurs ont interjeté appel. Aea par exemple a saisi la Cour suprême pour casser cette décision. Non sans s'interroger sur l'attitude de la justice camerounaise. " Malgré l'incapacité juridique de Multi Tv Afrique et son attitude à défier les lois camerounaises, il arrive à gagner des procès devant les juridictions de notre pays.

Le Synatecam a saisi depuis novembre 2005 (déjà près de 5 mois) le tribunal de première instance de Yaoundé-Centre administratif dans une procédure de référé d'heure à heure pour contraindre Mtva à se conformer à la réglementation camerounaise. Le verdict n'a jamais été rendu à ce jour... Malgré le pourvoi d'ordre du Garde des sceaux dans l'un de ces dossiers et notifié à la cour d'appel, le juge n'en a pas tenu compte malgré la violation flagrante de la loi dans plusieurs de ses chapitres ", peut-on lire dans le mémorandum commis par le Synatecam.

Les opérateurs locaux de la télédistribution n'entendent pas toutefois désarmer sur le plan judiciaire. "Le syndicat va aussi entreprendre de dénoncer auprès des autorités camerounaises la fraude fiscale qui est pénalement réprimée au Cameroun. Seront aussi cités comme pénalement responsables tous les complices ayant favorisé l'installation au Cameroun de Multi Tv Afrique et ceux qui ont entretenu cette fraude, y compris les membres des juridictions camerounaises qui cautionnent de tels actes par leurs décisions".

Mtva est par ailleurs poursuivi devant le tribunal de commerce de Paris par Aea, qui l'accuse d'abus de position dominante, pratiques anti-concurrentielles, dumping, pratiques frauduleuses, etc.

Thierry Ndong
Source :Le Messager

mardi 21 février 2006

Conflit câblo-opérateurs-Escam : Après la tempête, le préfet calme le jeu


21.02.2006

Les protagonistes étaient réunis chez le préfet du Wouri, vendredi dernier. Le représentant de l’Etat a demandé le strict respect de la réglementation en vigueur. Prochaines retrouvailles en fin de semaine pour mesurer les avancées.

Le conflit qui oppose l’association des câblo-opérateurs du Cameroun à Escam (Ensemble des services du Cameroun), depuis que cette entreprise a acquis en concession, de la part de la Communauté urbaine de Douala (Cud) début septembre 2005, la gestion et le suivi de l’activité de distribution des signaux audio-visuels, a connu un nouveau développement le week-end passé. C’est en effet vendredi 17 février que le préfet du Wouri, Bernard Atébédé, a réuni les différents protagonistes du conflit pour leur rappeler d’abord que “ Le Cameroun est un Etat de droit où tout le monde doit respecter la loi ”, puis pour renvoyer dos-à-dos les câblo-opérateurs et la société Escam. “ Le préfet a exigé la restitution du matériel confisqué de façon illégale par Escam de même que l’abandon des poursuites judiciaires que nous avons commencées à engager à l’encontre de cette entreprise. A partir de là, nous avons donné l’ordre immédiatement à l’ensemble des structures de remettre le signal. Car nous estimons avoir obtenu ce que nous voulions, à savoir que les calculs de la taxe à payer par les câblo-opérateurs soient revus pour revenir à la méthode d’avant le conflit. Mais on apprend déjà que pour restituer ce matériel, la société Escam réclame 25 mille Fcfa à chaque abonné ”, explique Jean-Charles Job, président national de l’association des câblo-opérateurs du Cameroun et promoteur de Vision. Il poursuit “ il était important de faire savoir à nos abonnés que la taxe exorbitante qu’on voulait nous imposer risquait de se répertorier sur leur facture. Nous voulons seulement que la taxe à payer soit juste. ”

Imbroglio
De son côté, Simon Ndougla, directeur général de la société Escam, insiste davantage sur l’importance que revêt la constitution et la livraison d’un fichier des abonnés des câblo-opérateurs. “ Le préfet a été catégorique sur la nécessité pour l’association des câblo-opérateurs de produire le fichier exact de leurs abonnés, au plus tard le 28 février prochain, afin que le calcul de la taxe puisse être effectué en toute transparence et que leurs droits soient liquidés. Ces recommandations du préfet vont dans le sens du respect de la réglementation en vigueur que nous approuvons ”. On se souvient qu’il y a quelques jours encore, Jean-charles Job s’opposait fermement à cette transparence du fichier prétextant “ la confidentialité des informations concernant les abonnés ”.

L’autre pomme de discorde vient du calcul même de la taxe à payer par les câblo-opérateurs. “ C’est une simple affaire de calcul. Pour un abonné qui doit payer 5 mille Fcfa par mois, on commence par retrancher la Tva (Taxe sur la valeur ajoutée) qui est de 19, 25 pour cent. Ce qui permet d’obtenir le prix hors taxe. Puis on applique les 3 pour cent que nous devons verser à la Cud. On arrive donc à 121 Fcfa. Voilà ce que chaque câblo-opérateur doit payer par abonné. Il suffit enfin de multiplier les 121 Fcfa par le nombre des abonnés d’un câblo-opérateur pour avoir le montant de la taxe mensuelle ”. Or, affirme encore le promoteur de Vision, certains petits opérateurs auraient payé jusqu’à 50.000 Fcfa le mois à la société Escam. Ce qui laisserait supposer qu’ils ont plus de 450 abonnés. “ C’est ce qu’on appelle des abus et même des tentatives d’escroquerie ”, s’offusque Jean-Charles Job qui pense après moult hésitations qu’une ville comme Douala ne dépasse guère les 10.000 abonnés aujourd’hui. Lesquels d’ailleurs ne payent pas de la même façon la fameuse taxe. On n’est vraiment pas sorti de l’auberge.
A la Cud où tout le monde semble être au courant de l’affaire et en même temps où personne ne la suit en particulier, c’est le grand flou. “ La Cud n’a rien touché à ce jour comme recette provenant du recouvrement des taxes relatives à l’exercice de l’activité de distribution des signaux audiovisuels. Or même avec 100.000 abonnés à Douala à 5.000 Fcfa par mois... Curieusement, les câblo-opérateurs font tout pour s’opposer au recouvrement ”, confie le directeur général de la société Escam. Mais alors, où sont parties les sommes mêmes infimes collectées depuis l’arrivée de cette entreprise en place ? On sait en tout cas que des gens se présentant comme représentants de la Cud font le recouvrement auprès des câblo-opérateurs et des abonnés.
Le mouvement d’humeur des câblo-opérateurs, jeudi 16 février, les incidents enregistrés du côté de Bonamoussadi où le fils d’une femme commissaire de police a été agressé par des policiers et la réunion organisée le 17 février par le préfet du Wouri, sont autant d’indices qui témoignent de ce qu’il y a urgence de faire respecter la réglementation sur la gestion et le suivi de l’activité de distribution des signaux audio-visuels. Une autre rencontre, prévue vendredi 3 mars, permettra peut-être de mesurer les avancées enregistrées d’un côté comme de l’autre pour que ce secteur d’activité ne soit plus dominé par la loi de la jungle ni par celle des malfrats.


Par Jean-Célestin EDJANGUE

lundi 17 octobre 2005

Canal satellite horizons rencontre des difficultés en Guinée avec le piratage


17 octobre 2005
Canal satellite horizons rencontre des difficultés en Guinée avec le piratage de leurs programmes et chaînes par des distributeurs locaux. Aujourd’hui, la coupe semble être pleine. La preuve, le directeur général de Canal satellite horizons, Jean-Christophe Ramos est en Guinée pour débattre de la question les autorités du pays.

Source: telesatellite.com

vendredi 29 juillet 2005

La télé-distribution au Cameroun connaît plusieurs remous.


29 juillet 2005
La télé-distribution au Cameroun, selon les nouveaux responsables syndicaux, connaît plusieurs remous.
Ceux-ci sont liés à l'anarchie qui sévit dans le domaine, au non-octroi des licences d'exploitation aux structures existantes, et à la concurrence déloyale qui vient de l'opérateur français Canal Satellite Horizons. Paul Kenne explique : " Le groupe Multi TV Afrique, qui gère le bouquet Canal Satellite Horizons effectue la télédistribution au Cameroun depuis trois ans sans autorisation ni licence, conformément à l'article 8 du décret du 3 avril 2005, libéralisant l'audiovisuel. Le même décret à son article 11 interdisait aux opérateurs étrangers de commercialiser directement leurs produits sans passer par des entreprises locales. " En clair, il s'agit pour les " câblo " camerounais de revendiquer la place qui est la leur, tout en appelant les concurrents à se conformer à la réglementation en vigueur. Multi Tv exerce au Cameroun depuis trois ans sans passer par les entreprises locales seules habilitées. Selon les responsables du Synatecam, la cacophonie n'a que trop duré. C'est pourquoi, affirme Paul Kenne, les pouvoirs publics doivent être plus impliqués dans cette campagne pour le respect de la loi. Car la télé-distribution qui concerne près de 600 structures à travers le pays a créé près de 5.000 emplois. " Canal Satelitte Horizons a tout fait pour que nous cessions notre activité. Maintenant, il est temps qu'il travaille avec nous, et que les pouvoirs publics nous soutiennent, pour que prévale l'équité ", affirme un membre. Aujourd'hui, les télé-distributeurs s'évertuent à obtenir des licences d'exploitation. On ne compte que 30 structures ayant le sésame. " Les licences sont un élément important. Tant qu'elles ne seront pas décernées aux télé-distributeurs sérieux, le flou continuera ", lance un des membres du Syndicat. Un flou notamment au niveau des prix pratiqués qui varient selon les quartiers et les produits. Après la naissance du Syndicat, l'harmonisation des prix devra aussi être l'un de ses tout prochains challenges.

Source : telesatellite.com

vendredi 14 janvier 2005

Camtel défend ses poteaux


14 Janvier 2005


Le DG invite les câblo-opérateurs à libérer son domaine dans quinze jours.

Depuis lundi dernier, les responsables de la Cameroon Telecommunication (Camtel) attirent l'attention des distributeurs d'images télévisées sur l'utilisation abusive de patrimoine. De prime abord, on n'établit que très difficilement le rapport entre certaines sociétés de distribution et cette entreprise plutôt spécialisée dans le téléphone fixe. Mais au regard des pratiques développées depuis des années par quelques propriétaires des réseaux de télédistribution, les techniciens de la Camtel ont des raisons d'avoir des inquiétudes. Ces câblo-opérateurs préfèrent tout simplement faire passer leurs câbles par les poteaux appartenant au parc de la Camtel. Peut-être qu'il n'y a pas encore des interférences dans les communications téléphoniques, mais, Camtel subit un préjudice. Ses poteaux sont sans cesse surchargés, et parfois, il arrive que lors de la pose des cables par les techniciens des entreprise de télédistribution, des lignes téléphoniques soient endommagées.

Afin d'éviter que ces pratiques se perpétuent, le directeur général, Emmanuel Nguiamba Nloutsiri, vient de signer un autre communiqué. Il invite les responsables de cette utilisation abusive à se trouver un autre mode de distribution pour les images télévisées proposées à plusieurs ménages. L'avertissement est donc donné. Les personnes concernées disposent depuis lundi, de quinze jours. Mais dans l'opinion, on rétorque déjà que Camtel a toujours fait peser ce genre de menaces sans vraiment les mettre à exécution. Chacun veut donc se convaincre que la mesure fera long feu.

Mais, du côté de la Camtel, on semble avoir beaucoup appris des précédentes campagnes. C'est pour cela que des mesures coercitives ne sont pas à écarter. Ceux qui dans les quartiers seraient tentés de faire de la résistance risquent d'avoir des surprises désagréables. Après l'ultimatum, les services techniques de Camtel entreront dans la danse. A ce sujet, le communiqué laisse penser que, les câbles seront déposés. On ne va pas se contenter de l'élagage des poteaux. Des contrôles seront aussi effectués pour s'assurer que la longue cohabitation n'a pas entraîné la détérioration des équipements de la Cameroon Telecommunications. Dans le cas contraire, les câblo-opérateurs coupables devront avoir quelques explications à fournir aux juges de la République. La promesse est du directeur général.

Armand Essogo
Cameroon Tribune



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