vendredi 29 mai 2009

Jackson Njike : "Nous allons faire respecter la loi"


29/05/2009

LE DG DE CANAL HORIZONS CAMEROUN MENACE DE FAIRE SAISIR LE MATÉRIEL DE CÂBLO-OPÉRATEURS INDÉLICATS.
Des informations font état d’une éventuelle descente sur le terrain  à Yaoundé pour la saisie des matériels de certains câblo-opérateurs. Peut-on savoir qui est concerné ?
Je ne vais pas citer les principaux concernés. Par contre, les populations de Yaoundé constatent depuis quelque temps la reprise de la diffusion des chaînes premium de CanalSat que sont Canal+ Horizons, Canal+ Sport, Canal+ Cinéma, Canal+Family et Sport+ par certains cablo-opérateurs. Or, lors du Forum national des activités de la télédistribution (Fonat) qui s’était tenu les 17 et 18 février 2008, il avait été convenu que ces derniers devaient cesser de diffuser ces chaînes, en attendant que nous trouvions un accord global sur toutes les chaînes du bouquet CanalSat. Aujourd’hui, cette importante décision du Fonat, voulue par le ministre de la Communication pour apaiser la situation, est respectée par les câblo-opérateurs de Douala et pas par quelques-uns de Yaoundé et des autres villes du Cameroun. C’est la raison pour laquelle nous entendons faire respecter la loi. 
Avez-vous obtenu des ordonnances de saisie ? 
Oui, nous avons obtenu des ordonnances de saisie du juge. D’ailleurs, il faut savoir qu’il y a eu toute une démarche et que nous sommes ici dans la phase ultime. Nous avons fait des constats d’huissier nécessaires, des mises en demeure. Nous sommes aujourd’hui en situation de saisir leurs matériels. 

Comment faites-vous pour savoir que votre signal est pirate? 
Lors des grands matches, certains câblo-opérateurs balancent des chaînes Canal et les retirent après la fin des matchs. Tout cela est bien vérifié et constaté par des huissiers assermentés. Les populations de Yaoundé le constatent aisément. Et ces opérateurs se reconnaissent très bien. On ne peut pas, alors qu’on essaie d’ouvrir des brèches pour la négociation sur ce qu’on appelle l’autodistribution (c'est-à-dire permettre aux câblo-opérateurs de distribuer nos chaînes moyennant le versement d’une redevance), laisser que des gens nous piratent ainsi. Actuellement, pour avoir les chaînes CanalSat, il faut aller chez nos distributeurs agréés que sont Aston, Satcom et Avilyos. Avec les câblo-opérateurs, seul TV+ distribue aujourd’hui légalement certaines chaînes de notre bouquet. Avec les plus sérieux, nous sommes encore en discussion, comme l ont souhaite les autorités de ce pays. 

Il reste tout de même que vos prix sont très élevés… 
Nous avons fait beaucoup d’efforts depuis quelques années. Nous avons créé la formule Access à 4900 Fcfa. Les gens nous ont dit : « Il n’y a pas les chaînes Canal. » Depuis le 1er mai 2009, nous avons lancé une campagne sur la formule Privilège qui comprend les  quatre chaînes Canal. Elle coûtait  19.900 Fcfa, elle est actuellement à 14900Fcfa, soit une baisse de 5000 Fcfa. C’est déjà un effort. Nous allons continuer. Mais, on ne peut pas aller plus loin alors que des gens piratent nos chaînes et nous empêchent de faire du volume. C’est le serpent qui se mord la queue.   

A votre arrivée à la tête de la toute nouvelle filiale Canal horizons Cameroun, vous avez annoncé des actions sociales. Qu’en est-il aujourd’hui ? 
La mise en route des mesures se fait progressivement. Nous préparons des protocoles de partenariat avec un certain nombre d’acteurs et d’institutions majeurs du Cameroun. Nous suivons de très près ce qui se passe dans les fédérations sportives. Nous participons aux Ecrans noirs. Des projets sont également en vue avec la presse, la société civile, le monde du sport. Nous sommes en train de nous installer. Je réitère que nous sommes  là pour accompagner la vie sociale du Camerou

Sources: le jour

samedi 2 mai 2009

Canal + se prépare un bel avenir en Afrique


Jean-Noël Tronc, président directeur-
général de Canal Overseas.

02.05.2009
Trois mois après l’Algérie, Canal Overseas a débarqué le 21 avril au Maroc avec une nouvelle offre satellite destinée au Maghreb. Le bouquet proposé par la filiale de Canal+ pour l’international, et qui devrait bientôt être disponible en Tunisie, est composé de 25 chaînes généralistes -- Canal+, France 2…-- musicales, de cinéma, sport, info et découverte. Jean-Noël Tronc, président directeur-général de Canal Overseas, indique à Afrique Magazine comment cette offre s’est enrichie en mars dernier des plus grands matchs de football européens, pour coller davantage aux attentes des téléspectateurs maghrébins. Il explique également pourquoi, selon lui, l’Afrique, où le groupe est également présent depuis vingt ans avec Canal Horizons, est aujourd’hui le continent le plus prometteur en terme de développement économique.

Afrique magazine : Les journaux algériens étaient dubitatifs vis-à-vis de l'offre de Canal Overseas, en janvier, notamment en raison de l'absence originelle de football dans le forfait. Vous avez depuis étayé cette offre, depuis mars, grâce à un accord avec le groupe arabe ART. L’avez-vous fait suite à ces critiques ?
Jean-Noël Tronc : A son lancement, nous avions du football dans notre « Bouquet de CANAL+ » car notre offre sport se composait des trois chaînes de grands clubs : OL TV, OM TV et Girondins TV, ainsi que d’InfoSport. Il s’avère que nous n’avions pas de sport premium disponible sur CANAL+ car les droits étaient détenus par d’autres diffuseurs. Conscients de ce handicap, nous avons entamé dès janvier 2009 des négociations avec ART. Grâce à notre accord avec ART,  nous avons fortement renforcé notre offre sport et nous pouvons désormais offrir en direct les matchs de la Ligue des Champions et le meilleur match de la Ligue 1 française chaque dimanche soir, sans oublier l’émission Canal Football Club. D’où un très bon accueil lors de notre lancement à Alger le mois dernier.



Prévoyez-vous d'aller encore plus loin en acquérant les droits sur les championnats anglais, italien... voire sur la Coupe du Monde ou la Coupe d'Afrique des Nations ? 
Nous verrons. Pour l’instant, l’offre foot est déjà abondante pour un bouquet qui se veut généraliste.


On vous a également reproché le prix du forfait en Algérie : 12 000 Dinars les six mois, soit 120 euros, un SMIC algérien. Quel public Canal Overseas vise-t-il dans cette région ? Avec quels objectifs chiffrés à court terme ? Les premiers retours sont-ils concluants en terme de nombre d’abonnés ?
Le prix du « Bouquet de Canal + » reflète la qualité de notre offre qui est avant tout  un produit Premium. Ce prix s’explique donc par la qualité des chaînes, notamment des trois chaînes premium de CANAL+ et par les droits que nous avons acquis. Notre offre s’adresse principalement au pouvoir d’achat de notre cible, c’est à dire aux classes moyennes et supérieures. En Algérie, l’offre est commercialisée depuis presque deux mois et remporte un vrai succès. Nous avons vendu plusieurs dizaines de milliers de cartes.


Le public visé au Maghreb est-il le même qu'en Afrique subsaharienne ?
Non car  le modèle marketing du bouquet au Maghreb est aujourd’hui plus limité : un seul bouquet, pas d’option, uniquement des cartes prépayées, une cible unique de clientèle avec les classes moyennes et supérieures. En Afrique Sub-saharienne nous sommes un media actif depuis près de vingt ans. Nous redémarrons à peine au Maghreb ; chaque chose en son temps.



Comment Canal Overseas aborde-t-il la question du piratage au Maghreb ? Est-il question de l'éradiquer, à terme, ou bien davantage de faciliter l'accès à une offre légale à un certain public, quand bien même des offres pirates subsisteraient ?
L’importance du piratage s’explique notamment par le fait que les téléspectateurs du Maghreb n’avaient pas accès à une offre légale de chaînes françaises. Le seul recours était le piratage direct, ou indirect, par l’accès à des bouquets pour lesquels les droits audiovisuels n’étaient acquis que pour la France. Avec le « Bouquet de Canal + », en partenariat avec ARABSAT, il y a désormais une alternative. Par ailleurs, notre offre est distribuée sous forme de cartes prépayées de 6 ou 12 mois, dotées d’un système de cryptage sécurisé grâce à la dernière génération de carte VIACCESS (PC 4.0). Ce système est très fiable. Et enfin grâce à notre partenaire satellitaire, ARABSAT, la couverture du monde arabe avec le satellite BADR-6 nous assure une séparation entre marchés des deux rives de la Méditerranée. Avec le « Bouquet de Canal + » qui est une offre légale, nous garantissons à nos abonnés la tranquillité, la simplicité et la continuité de service, ce qui n’est pas le cas quand il s’agit d’une offre piratée.



Est-il plausible d’imaginer un Mondial de football diffusé en Algérie uniquement par Canal Overseas, alors que le gouvernement y a subventionné des cartes ART, en 2006, pour permettre à ses citoyens, en colère en raison de la non diffusion de l’événement sur la chaîne publique, de regarder cet événement sportif ?
La question ne se pose pas à ce stade ; et je rappelle qu’en Afrique Sub-saharienne, là où nous avons les droits de la Coupe du Monde, nous partageons des matchs avec les grandes chaînes nationales qui sont des partenaires importants.





Canal Horizons a cessé d'exister en 2000, au Maghreb, pour cause de non rentabilité. Ce service était-il rentable en Afrique subsaharienne ? L’est-il toujours ? Est-il possible d’estimer la part de l’Afrique dans le chiffre d’affaire de Canal Overseas ?

Le modèle qui existait jusqu’en 2000 au Maghreb était très différent du nouveau bouquet que nous venons de relancer avec ArabSat : il n’y avait auparavant qu’une seule chaîne, un modèle de commercialisation lourd avec de la gestion d’abonnés. En Afrique subsaharienne, où le marché n’est pas touché par le problème de la couverture directe des satellites européens, notre développement s’accélère ; notre nombre d’abonnés a cru de 35% en 2008 avec nos nouvelles offres ACCESS, contre 17% de croissance en 2007.


Vous estimez que l'Afrique est « le continent le plus prometteur en termes de développement économique ». Pourquoi ?
L’Afrique, vue d’ailleurs et notamment d’Europe, est un continent dont le potentiel économique est largement sous-estimé. La hausse des investissements étrangers, l’augmentation du pouvoir d’achat de la classe moyenne ainsi que du taux d’équipement, l’essor des services et pas seulement de la téléphonie mobile, sont des faits concrets. La consommation de télévision concerne près de 90% de la population, et l’équipement des foyers croît rapidement et dépasse 50% dans certains pays. Avec plus de 45 millions de foyers dans des pays où la télévision francophone est consommée, la demande pour une télévision numérique payante de qualité va croître fortement. Pour cela il faut une couverture globale, une offre diversifiée où les chaînes locales occupent une place importante (elles sont déjà douze sur notre bouquet CANALSAT HORIZONS) et des tarifs diversifiés pour élargir la cible des foyers intéressés.


Quels sont vos principaux concurrents en Afrique ? Le marché de la télévision payante est-il réellement concurrentiel sur ce continent ?
Contrairement à une idée reçue, la concurrence y est très forte et s’accroît rapidement: le piratage, bien sûr, est le premier concurrent et c’est un concurrent d’autant plus redoutable qu’il est déloyal. Mais aussi des centaines de câblo-opérateurs, les diffuseurs terrestres MMDS (Multipoint Multichannel Distribution Service, ndlr), des grands opérateurs panafricains comme le sud-africain Multichoice, qui couvre certaines régions francophones importantes d’Afrique centrale. Un exemple : dans un pays comme le Cameroun, où nous avons environ 15 000 clients, il y a plusieurs centaines de milliers de foyers abonnés aux réseaux câblés concurrents de notre offre.


Canal Overseas a-t-il un rôle de producteur à jouer en Afrique, plus important que celui qu'il endosse actuellement (Afrikart, Talents d'Afrique...) ? Vous reproche-t-on de ne pas être suffisamment actif sur ce créneau ?
CANALSAT HORIZONS apporte un véritable contenu de proximité : un film, documentaire ou concert, est diffusé tous les mois sur CANALSAT HORIZONS. Nous produisons aujourd’hui quatre émissions dédiées à l’Afrique : Couleurs Horizons, Talents d’Afrique, Afrik’art et Zoom Horizons. Dans le domaine cinématographique, nous avons également coproduit plusieurs dizaines de films africains tels, pour les plus récents, « le Roi Debout » de Jean-Marie Teno, « Cœur de Lion » de Boubakar Diallo, « MinYé » de Souleymane Cissé ou « les Feux de Manfare » de Mansour Wade. Nous diffusons aujourd’hui douze chaînes africaines ainsi que trois radios africaines, ce qui les rendent accessibles dans plus de vingt pays d’Afrique Subsaharienne.


Propos recueillis par Saïd Aït-Hatrit.
Source :Afrique magazine International

mercredi 1 avril 2009

Jean-Noël Tronc : « Nous aurons les droits du Mondial »


 
01/04/2009
Il détaille le retour de Canal+ au Maghreb et révèle ses ambitions pour l’Afrique: conquête de nouveaux marchés et lutte contre le piratage.
Jeune Afrique: Annoncé en janvier, le retour de Canal+ au Maghreb est déjà effectif en Algérie. Quelle différence avec Canal Horizons des années 2000?
Jean-Noël Tronc: Il y a trois grandes différences sur le contenu, la diffusion et la commercialisation. Le bouquet comporte 25 chaînes quand il y en avait 1 à l’époque. Pour la diffusion, désormais satellitaire, elle se fait sur Arabsat, ce qui nous permet d’offrir aussi 200 chaînes arabophones. Surtout, Arabsat ne couvre pas l’Europe, d’où un prix plus bas qu’en France sans risque de contagion entre les deux marchés.

Mais l’abonnement en Algérie revient à 12000 DA [130 euros] pour six mois, c’est l’équivalent du salaire minimum…
Notre offre est adaptée au pouvoir d’achat de notre cible, c’est-à-dire aux classes moyennes. Le prix est de 18 à 20 euros par mois, ce qui est nettement moins cher qu’en France. Ce montant est d’ailleurs indicatif; ce sont les distributeurs qui fixent les prix. C’est la troisième différence avec le passé: la commercialisation passe par des cartes prépayées. Alors que Canal Horizons supportait des charges très élevées, avec un modèle d’abonnements gérés par des filiales [au Maroc et en Tunisie, NDLR], des boutiques, des centres d’appels.

À quel seuil situez-vous l’équilibre?
Pour l’Algérie, autour de 100000 cartes. C’est ambitieux parce qu’il faut disposer du réseau qui permette de les commercialiser et avoir une offre suffisamment attractive dans une zone très touchée par le piratage. Mais c’est aussi une estimation prudente compte tenu du marché potentiel. Il y a 7 millions de foyers algériens équipés à 80 % de paraboles et l’on estime entre 5 et 6 millions le nombre de décodeurs dits « démo TPS » au Maghreb. D’où notre choix d’un système de cryptage compatible avec les décodeurs TPS: le client n’a qu’à glisser sa carte dans le décodeur.

Quand vous lancerez-vous au Maroc et en Tunisie?
Nous avons engagé les demandes d’autorisation au début de 2009. Nos dossiers sont en cours d’examen au Maroc et en Tunisie. Nous visons une ouverture dans les trois pays avant la fin de l’été.

Le public maghrébin est friand de sport. Or vous n’avez pas les droits pour le Maghreb…
Il est vrai que les principaux droits pour le sport, notamment ceux du football, sont détenus pour l’instant par d’autres. La vente de ces droits s’est faite pour une zone qui était l’ensemble du monde arabe. Du coup, ce sont des acteurs du Moyen-Orient qui ont acquis les droits pour le Maghreb alors que ce marché n’est pas forcément central pour eux. Mais la situation peut changer. Les ayants droit adaptent leur offre à la demande. Peut-être qu’au prochain rendez-vous, selon le succès qu’on aura rencontré, apparaîtra un marché spécifique du Maghreb…

En attendant, vous ne diffuserez pas les matchs de football les plus importants…
Au contraire: grâce à notre accord avec le bouquet arabe ART nous pouvons offrir en direct les matchs de la Ligue des champions et le meilleur match de la L1 française chaque dimanche soir, sans oublier l’émission Canal Football Club. Et nous offrons trois chaînes de grands clubs, OL TV, OM TV et Girondins TV, en plus d’InfoSport. Le renforcement de notre offre sport est la grande nouveauté que nous avons annoncée à Alger.

En Afrique subsaharienne, vous êtes-vous partagé le marché avec Multichoice?
Avec cet opérateur sud-africain, nous sommes plutôt concurrents dans certaines zones, comme au Cameroun, où une grande partie de la population est bilingue. Mais nos cibles respectives ne sont pas les mêmes: les téléspectateurs anglophones et lusophones pour Multichoice, francophones pour nous. Nos couvertures satellitaires ne desservent pas les mêmes régions. Nous avons donc un partenariat commercial, par lequel nous diffusons une de leurs chaînes sport, et eux distribuent certaines de nos chaînes pour la partie de l’Afrique francophone mal couverte par notre satellite actuel [une partie de la RD Congo, le Burundi et le Rwanda, NDLR].

Une étude de marché attribue 600000 abonnés à Multichoice. Combien pour vous?
Nous approchons les 200000 foyers abonnés. En 2008, nous avons infléchi notre stratégie commerciale, en complétant les offres que nous avions traditionnellement, qui étaient autour de 20 euros, par des offres d’accès, à partir de 4900 F CFA, soit 7,50 euros. Grâce à quoi notre base d’abonnés a augmenté de presque 40 % en 2008, contre 17 % en 2007. Le total des foyers francophones sur tout le continent est de près de 50 millions de foyers, soit une cible d’au moins 25 millions de foyers équipés de TV.

Une filiale du groupe Vivendi diffuse en France des chaînes d’Afrique subsaharienne sur Internet. Pourquoi pas de chaînes du Maghreb?
Vous voulez parler du Bouquet africain, bouquet de chaînes camerounaise, ivoirienne, burkinabè, malienne et sénégalaises, distribué en France par SFR Neuf Cegetel et bientôt par Free. C’est une initiative conjointe de la société de production Thema et de Canal Overseas Africa. Il y a une logique marketing dans ce choix: ces chaînes n’étaient pas du tout disponibles en France alors que plusieurs télévisions d’Algérie, du Maroc et de Tunisie y sont déjà diffusées, y compris par satellite.

Est-ce qu’à terme vous envisagez de produire des émissions avec des animateurs maghrébins, qui seraient en quelque sorte l’emblème de Canal+ Maghreb?
Il est trop tôt pour le dire après seulement deux mois d’existence au Maghreb. En Afrique subsaharienne, où nous sommes présents depuis une vingtaine d’années, nous produisons trois émissions spécifiques, comme AfriKArt ou Talents d’Afrique. Une réflexion est en cours sur la captation d’autres programmes.

Dans quel pays africain le piratage est-il le plus important?
Les pays du Maghreb arrivent incontestablement en tête, notamment du fait de la proximité avec l’Europe. Il y a un marché de piratage massif, où l’on diffuse des émissions dont les droits n’ont été payés que pour l’Europe. Cela dit, jusqu’à ce que nous lancions notre bouquet, il n’y avait aucune offre légale de chaîne française ou francophone. Pour les téléspectateurs désireux d’éviter le piratage pour se simplifier la vie, il n’y avait pas de solutions jusque-là. Nous verrons bien si cela va changer.

Qu’en est-il de l’Afrique subsaharienne?
La situation est très différente, parce que ce ne sont pas des individus qui vendent des clés ou des cartes frauduleuses, ce sont surtout des distributeurs qui ne respectent pas les droits. Certains sont dans l’illégalité massive, diffusant aussi bien des DVD de productions audiovisuelles africaines dont ils n’ont pas les droits que des chaînes françaises piratées.

Un marché est-il plus touché qu’ailleurs?
On cite souvent le Cameroun, mais il y a un marché qui devient préoccupant, c’est le Sénégal. L’un des acteurs, qui a une taille importante et revendique plusieurs dizaines de milliers d’abonnés, pirate allègrement les principaux droits, et nous ne sommes pas les seuls à nous en inquiéter.

Vous l’attaquerez en justice?
Nous avons engagé plusieurs procédures. J’ai rencontré les autorités sénégalaises, qui ont montré une forte sensibilité à ce problème, et nous bénéficions de leur soutien dans la lutte pour le démantèlement des réseaux pirates.

Serez-vous prêts pour 2010, qui sera une grande année de football en Afrique?
Évidemment, car Canal+ est la chaîne des amoureux du sport! Nous aurons les droits de la Coupe du monde pour l’Afrique subsaharienne. Pour ce qui concerne le Maghreb, nous y travaillons, mais il est trop tôt pour en parler.

Propos recueillis par Faïza Ghozali et Patrick Sa pour Jeune Afrique

vendredi 13 mars 2009

Télévision satellitaire : Les dessous de la mort de GTV


13.03.2009

Télévision satellitaire : Les dessous de la mort de GTV

     Présenté comme l’opérateur de la Pay TV qui allait valoriser les contenus africains et proposer selon eux aux africains une offre adaptée à la réalité économique, culturelle de l’Afrique s’est planté en plein décollage. La raison officielle de cette mort prématurée avancée par le management est cette fameuse crise financière mondiale qui continue de s’étendre. Selon les déclarations de son représentant statutaire : « des demandes excessives sur le business causé par la crise financière mondiale qui a interrompu sa capacité de sécuriser le financement sur une durée acceptable et ne nous a laissés aucun autre choix, que de cesser des opérations »
Mais l’examen de stratégie entreprise par ce groupe pour la conquête des marchés laisses entrevoir des failles perceptibles par n’importe quel analyste attentif.
La stratégie était à deux volets : premièrement, fournir aux consommateurs des tarifs d'abonnement inférieurs (de 5000 à 25 000CFA/mois) et deuxièmement, acquérir du contenu irrésistible pour conduire ce processus. Ainsi ce deuxième aspect du contenu des programmes ne pouvait en toute évidence laisser de côté les droits sportifs qui sont comme l’arme fatale de la télévision à péage et l’Afrique n’est pas exempte de cette considération.
 

      Là où le bas blesse, comment rivaliser voire battre l’offre des deux géants, deux grands acteurs qui ont dominé la télévision payante en Afrique Subsaharienne : DSTV/MULTICHOICE Naspers – en – possession des territoires de l’Afrique Anglophone et le Canal+ de Vivendi tapis dans les territoires de l’Afrique Francophone en vendant à la fois deux mois fois chères, tout en offrant un contenu plus alléchant aux téléspectateurs ?
D’autre part les droits locaux n’étaient pas suffisamment rentables pour damer le pion aux deux géants et câblo-opérateurs opérant dans la région lusophone d’Afrique. La tentative de sauver le soldat Ryan qui consistait à vendre à Canal Plus n’a pas pu le sauver cette mort.
C’était le fameux de défi qui a emporté GTV. En outre GTV s’est aventuré dans une marché en pleine croissance où les locaux commencent à comprendre les méandres du Business notamment : HI TV, la jeune boîte plus qu’ambitieuse que dirige de main de maître le jeune Toyin Subair qui convoite déjà le marché international.
Dans la même optique, l’arrivée imminente de la coupe du monde en 2010, le lancement de nouvelles plateformes numériques de distribution de contenu (VIASAT du Ghana qui s’annonce pour la fin de l’année en Afrique).
Sur un plan purement expérimental, cela nous aurait permis de comprendre que l’Afrique apparemment regorgeant d’énormes potentialités en terme de marché pour la diffusion audiovisuelle, reste un terrain glissant où il faut bien se préparer pour l’affronter.

Source: http://www.cotewest.com/indnew.htm

 

samedi 21 février 2009

DG canal Plus Cameroun:Jackson Njiké :«Nous allons marginaliser le piratage»


21.02.2009

Dans un communiqué paru dans Cameroon tribune édition du mercredi 17 février 2009, Jean-Pierre Biyiti bi Essam a sommé les distributeurs des images de crypter les signaux des télévisions à péage dans les 60 jours suivants, conformément aux résolutions du forum national sur les activités de télédistribution de février 2008. Réaction de deux acteurs concernés par cette activité.

Jackson Njiké :«Nous allons marginaliser le piratage»

Le Dg de Canal plus Cameroun parle de ses chantiers depuis le 4 février, date de sa prise de fonction.
Votre nomination coïncide avec la résurgence d’une actualité sur la lutte contre le piratage. Quelle place allez-vous accorder à la lutte contre ce fléau ?
Nous avons, de manière générale, quatre chantiers. Le premier est naturellement celui du piratage : il faut absolument qu’on arrive à marginaliser ce fléau, en créant un cercle vertueux qui ferait que Canal, aussi bien que ceux qui font le piratage aujourd’hui, soient gagnants. Nous avons commencé à discuter avec eux. Certains sont d’accord pour mettre sur pied un système de cryptage. Mais, ils ne peuvent investir aujourd'hui sans avoir la garantie que les autres vont sortir du système illégal actuel. C'est pourquoi nous devons tous les aider.
Qu’allez-vous faire concrètement pour lutter contre le piratage ?
Nous ne venons pas pour tuer les câblodistributeurs ; nous voulons qu’ils s’inscrivent dans un cercle vertueux où tout le monde va être gagnant. Les chaînes Canal sont parmi les plus belles au monde et les droits que nous payons pour diffuser les films et les matches de football par exemple sont extrêmement élevés. On ne peut pas continuer de tourner à perte. Nous avons ce que nous appelons des prérequis que nous allons proposer aux plus sérieux des cablo-distributeurs pour pouvoir travailler avec nous. Tout le monde va trouver son compte. Ceux qui n’ont pas les moyens de suivre peuvent de venir des sous-distributeurs. Mais ceux qui n'entreront pas dans ce cercle vertueux souhaité autant par les opérateurs que les pouvoirs publics seront dénoncés.
C’est de l’incitation. Ça ne marche pas tellement et le ministre vient de rappeler une fois de plus à l’ordre…
Lors du forum national sur les activités de télédistribution organisé en février 2008, des résolutions avaient été prises. Nous avons respecté notre parole en nous installant au Cameroun sous forme de filiale. Les distributeurs d’images quant à eux doivent respecter la leur, en renonçant à distribuer des chaînes dont CanalSat a les droits. Beaucoup respectent cela en partie dans les grandes villes. Mais quand il y a un grand match de football, ils piratent nos images. Dans les zones reculées, c’est encore le piratage sans frein.
Quels sont vos autres chantiers ?
Le deuxième chantier est l’image de Canal au Cameroun. Il s’agit de démontrer aux Camerounais que Canal horizons est une entreprise camerounaise qui ne vient pas seulement faire des bénéfices comme le font croire certains. Nous étions installés à travers un certain nombre de partenaires locaux et nous allons devenir une filiale. Mais depuis, nous avons toujours payé nos impôts dans les règles, entre autres choses.
Le troisième chantier est d’ordre commercial : il nous faut absolument augmenter le nombre d’abonnés. En Côte d’Ivoire, on a 60.000 abonnés pour une population similaire à la nôtre. Au Sénégal, 40.000 abonnés, au Gabon, avec moins de 2 millions d’habitants, on a 25.000 abonnés. Au Cameroun, actuellement, on n’en a que 14.000. Cela est certes lié au système de piratage environnant, mais ça reste une grosse anomalie. Notre objectif dans les deux ans qui suivent est d’atteindre les 30.000 abonnés.
Enfin, le quatrième chantier est celui de la participation à la vie sociale. En parfaite harmonie avec les autorités, nous voulons participer à la vie sociale, aider la culture et le sport.

Source : Le jour

jeudi 19 février 2009

Canal horizons Cameroun: Un Directeur général pour le Cameroun

Jackson Njike,directeur général de Canal horizons Cameroun

19.02.2009

La filiale camerounaise de Canal horizons a désormais son directeur général.

     La décision est tombée le 4 février 2009. Jackson Njike, Camerounais d’origine a été désigné comme directeur général de Canal horizons Cameroun. Contacté par les dirigeants de Canal Overseas International qui fait partie du groupe Canal plus, le nouveau directeur général après une série d’entretiens a séduit et convaincu les responsables d’une des plus belles chaînes de télévision de l’espace francophone. Sans surprise, il est porté aux commandes d’une filiale qu’il devrait mettre en route. Pour l’heure, le promu est conscient de ce qu’il n’évoluera pas sur du velours eu égard à la feuille de route que Canal horizons a tracée depuis Paris.
      Il s’agira de «normaliser les relations entre le Cameroun et Canal plus, mettre sur pied un partenariat constructif avec les câblo-opérateurs, asseoir une stratégie commerciale visant à adapter les offres à la situation socio-économique générale du Cameroun, organiser la participation de Canal horizons dans la vie sociale du pays dans l’optique d’apporter plus de visibilité à cette entreprise audiovisuelle», a décliné Jackson Njike lors de son passage au siège du quotidien Le Messager. En outre, le patron de Canal horizons au Cameroun devra batailler sans répit pour accroître le nombre d’abonnés au bouquet Canal Sat. « En deux ans, nous nous devons de doubler la part d’abonnés. En ce moment, elle est de 14 mille. Un chiffre très en deçà de celui de la Côte d’Ivoire ou du Gabon avec respectivement 60 mille et 25 mille abonnés. Il y a du potentiel et nous allons nous mettre à fond », annonce-t-il.
Concernant les rapports entre Canal horizons et les câblo-opérateurs, Jackson Njike se veut conciliateur : «Nous ne sommes pas là pour tuer les câblo-opérateurs. Ils doivent s’organiser. Après coup, nous allons nous entendre sur des prérequis. Car les droits que paye Canal horizons sur les films et le sport sont énormes au point que l’on ne saurait brader les images et tourner à perte». L’on espère qu’avec l’implantation d’une filiale de Canal horizons au Cameroun, lequel s’appuie sur des distributeurs comme Satcom, Aston, Avilyos, Alpha group, les jérémiades des câblo-opérateurs n’auront plus droit de cité. Ces derniers s’offusquaient de l’absence d’un porte-parole de la structure française au Cameroun malgré la présence physique d’un représentant aujourd’hui responsable d’exploitation au Cameroun.

Champ communicationnel
En terme de décisions à prendre à brève échéance, Jackson Njike annonce le recrutement d’une dizaine de personnes au cours de l’année 2009 et des offres promotionnelles compétitives de nature à démocratiser davantage l’abonnement dont le coût est prohibitif pour nombre de ménages modestes. Pour atteindre les objectifs et remplir sa feuille de route, le nouveau Dg devra certainement compter sur son background. Agé de 34 ans, Jackson Njike est diplômé de l’Ecole de journalisme de Lille, de l’institut des hautes études internationales de Paris. Avant sa nomination, il aura roulé sa bosse dans les arcanes de l’Organisation internationale de la Francophonie (Oif) durant plus de huit ans.
Journaliste talentueux, Jackson Njike a exercé au Messager comme reporter avant d’être chef de service économie en 1997. Un passage à la Cameroon radio and television (Crtv) en 1999 lui ouvre plus tard les portes de l’international notamment son recrutement à radio France internationale (Rfi). C’est un homme rompu à la tâche, maîtrisant à la fois le champ communicationnel et les subtilités diplomatiques qui est appelé à bâtir la filiale camerounaise de Canal horizons. Un nouveau challenge en somme. Le maçon sera jugé au pied du mur.
Souce : le messager

vendredi 5 décembre 2008

CANAL OVERSEAS AFRICA lance en Côte d'Ivoire CANALSAT MOBILE,


05.12.2008

CANAL OVERSEAS AFRICA lance en Côte d'Ivoire CANALSAT MOBILE,

CANAL OVERSEAS AFRICA, filiale de CANAL OVERSEAS et opérateur de CANALSAT HORIZONS en Afrique subsaharienne, lance en Côte d'Ivoire la première offre de télévision mobile personnelle (TMP), CANALSAT MOBILE, en test sur le premier réseau DVB-H d'Afrique francophone. Forte de son expérience audiovisuelle de plusieurs années en Afrique, CANAL OVERSEAS AFRICA a joué un rôle prépondérant dans l'aboutissement de cette initiative, en particulier dans l'obtention des licences de diffusion DVB-H, l'offre de contenus et l'assistance technique pour la mise en place du réseau de diffusion sur Abidjan.
La société ivoirienne, MONICASH, a également participé à ce succès en tant qu'investisseur et porteur technique du projet. L'offre CANALSAT MOBILE est composée dans un premier temps de six chaînes de télévision - CANAL+ HORIZONS (les plages de programme en clair), I>télé, Planète, RTI (chaîne nationale ivoirienne), Infosport, Trace TV et de la radio RFI.
Cette offre est testée depuis hier sur des télévisions de poche QUANTUM et sur des téléphones mobiles. Après une période de test de quelques mois, la distribution officielle de CANALSAT MOBILE pourrait être annoncée dans le courant de l'année 2009 et opérée par la filiale de CANAL OVERSEAS AFRICA en Côte d'Ivoire et les opérateurs de téléphonie implantés localement.
http://www.telesatellite.com

jeudi 6 novembre 2008

Gabon : Canal + Horizons à la portée de toutes les bourses


06.11.2008

Gabon : Canal + Horizons à la portée de toutes les bourses

La baisse des tarifs de Canal + Horizons fixée par la convention du 16 septembre avec le Conseil national de la communication (CNC) est entrée en vigueur le 1er novembre avec la présentation d’un bouquet social à moins de 5000 francs CFA par mois. Les responsables de la société ont expliqué que cette démarche consistait à rendre accessible au plus grand nombre les sources d’informations télévisuelles, jusque là réservées à une certaine élite en raison du coût élevé de l’abonnement.

Depuis le 1er novembre, la baisse significative des tarifs de Canal + Horizons est effective dans les trois principaux centres commerciaux de la société au Gabon. Annoncée le 16 septembre dernier à l’issue de la signature d’une convention entre les responsables du groupe Canal Overseas Africa et le président du Conseil national de la Communication (CNC), la révision des tarifs d’accès aux chaînes câblées a été accueillie avec enthousiasme dans les ménages gabonais.

L'accès aux chaînes câblées pourrait connaître un réel essor grâce à ce réaménagement tarifaire orchestré sous les auspices du chef de l’Etat et avec le soutien du CNC.

Le président de Canal Oversat, filiale de Canalsat Horizons, Jean Noël Tronc, a notamment annoncé «un bouquet social qui aurait un tarif inferieur à 5 000 franc CFA».

«Les offres des télévisions payantes commencent autour de 15 000 francs CFA. Nous proposons un bouquet trois fois moins chers, un bouquet abondant puisqu'on y comptera plus d'une vingtaine de chaînes», a ajouté Tronc.

«Cette baisse de prix est effective à partir d’aujourd'hui. La baisse des prix incombe quasiment à tous les bouquets, excepté le bouquet Excellence, qui est un bouquet pour les clients huppés. Tout le reste des bouquets a été revu à la baisse», a déclaré le directeur général du magasin I-Tech, Serge Daouda Manani.

«On peut saluer le travail du chef de l'Etat et du CNC qui ont fait un travail considérable vis-à-vis de la direction de Canalsat. Aujourd’hui, pour la baisse des prix on annonce un abonnement à partir de 4 900 francs CFA, donc moins de 5 000 francs CFA par mois, ce qui nous amène environ à un prix de 15 000 francs CFA le bouquet par trimestre», a rappelé monsieur Manani.

«Nous avons dans les grandes offres de Canal satellite un deuxième changement majeur, avec le premier bouquet à moins de 10 000 FCFA par mois» avait annoncé le président de Canal Oversat Africa.

«Troisièmement, dans les bouquets les plus riches, ceux qui contiennent notamment la chaîne Canal+, là où les tarifs sont aujourd’hui autour de 30 000 FCFA, on va franchir un plancher très importants avec un bouquet à moins de 20 000 FCFA», avait enfin annoncé monsieur Tronc.

«Avant ce n'était pas à la portée de tout le monde mais maintenant le prix est à la portée de tous», s’est réjouit un consommateur.

«Nous attendons que les gabonais viennent nous rendre visite pour avoir davantage d'ampleur, de précisions et de renseignements. Mais le premier prix commence à 4 900 francs CFA par mois et nous avons pris des dispositions pour satisfaire tout le monde en installations et en explications. On attend que le monde vienne vers les distributeurs de Canalsat», a expliqué monsieur Mouloungui, de la SOGADIPH.

Jean Noël
Tronc et le président du CNC, Jean Egongah Owono, avaient paraphé une convention qui autorise la société à assurer la commercialisation sur le territoire gabonais du bouquet Canalsat Horizons ou tout autre bouquet de chaînes qui viendraient à être exploités par Canal Overseas Africa.

La convention stipule notamment que la commercialisation et la diffusion doivent s'inscrire dans le strict respect de l’ordre public et des lois en vigueur au Gabon. Cette convention marque également un virage marketing pour la société qui a annoncé la création d'un bouquet social accessible au plus grand nombre.

Canal + Horizons est présente depuis plus de dix ans au Gabon. Avec cette nouvelle convention, la société répond au besoin de s'adapter aux nouvelles réglementations gabonaises en matière de télévision.
Source : Gaboneco.com

mardi 8 avril 2008

Câblodistribution - Le Mincom constitue un comité de suivi


8 Avril 2008
Une réunion avec les différents membres est convoquée pour ce matin à Yaoundé.


Le ministre de la Communication (Mincom), Jean-Pierre Biyiti bi Essam a convoqué les différents membres du comité de suivi des résolutions du forum national sur les activités de télédistribution au Cameroun ce jour à Yaoundé. Membres nommés le 2 avril dernier conformément aux résolutions du 20 février dernier. Les éditeurs, les télédistributeurs et les pouvoirs publics, qui jouaient pratiquement le rôle d'arbitre, s'étaient, entre autres résolutions, accordés sur un délai de cinq mois pour parvenir à une sécurisation totale des réseaux par cryptage des signaux diffusés. Les télédistributeurs avaient évoqué comme raisons, les contraintes techniques et l'ampleur des implications financières qu'impose le cryptage des signaux querellés. Il s'agit pour les câblodistributeurs locaux considérés comme pirates, de procéder à des installations techniques susceptibles de procéder au cryptage des programmes astreints à cette exigence.

Justin Blaise Akono
Source : Mutations

mercredi 23 janvier 2008

Ecrans noirs chez les télé distributeurs de Douala et Yaoundé


23.01.2008

 Ecrans noirs chez les télé distributeurs de Douala et Yaoundé 
Les abonnés de Douala et Yaoundé ont passé quatre jours d’inconfort à cause de la rupture de la fourniture des images en provenance du satellite via la câble.

Cette situation de crise avait pour responsable TV+. Cette entreprise tenue pour responsable a fait démanteler le matériel de diffusion de Télé Sphère, un de ses sérieux concurrents.
La crise née de cette situation a donné du tournis non seulement aux câblodistributeurs mais aussi, aux abonnés de Douala et Yaoundé complètement aux abois.

Le sevrage des millions de camerounais d’images venues des satellites a crée des tensions dans plusieurs ménages. Certains époux et leurs épouses en étaient arrivés à une situation où les parties étaient à couteaux tirés.

A Douala notamment où se trouvent de nombreux opérateurs de câblodistribution, la tension était montée au point où, les câblodistributeurs à leur tour étaient descendus à la province. Le siège de trois jours qu’ils y ont fait a permis de désamorcer la temporairement la bombe prête à l’explosion.

Les pourparlers engagés par Faï Yengo Francis le patron de la province se sont soldés le 22 janvier 2008 par la décision de rétrocession du matériel démantelé de Télé Sphère.

A Yaoundé, le Ministre de la Communication Pierre BIYITI BI ESSAM rencontrait certains câblodistributeurs de la capitale politique.
Après une vingtaine de minutes d’entretien ils sont arrivés à la décision de rétrocession du matériel en prenant rendez-vous le 19 février 2008. Sont attendus à cette assise pour une résolution de cette question, tous les opérateurs du câble du Cameroun.

Il faut signaler entre autre que des milliers d’abonnés du câble ont pu assister au retour des images, conséquence de la décision du ministre de la communication.
C’est avec un plaisir que les téléspectateurs ont suivi le match du Cameroun, en dépit de la déculottée subie par les Lions Indomptables face à la formation égyptienne.


LE SEVRAGE DES CAMEROUNAIS EN IMAGES ET SES PROBABLES CONSEQUENCES.

Télé Sphère, entreprise de câblodistribution basée à Douala apparaît vraisemblablement comme le principal fournisseur en images des nombreuses petites entreprises du secteur.
Ces dernières à leur tour établissent le relais avec des milliers d’abonnés dans différents quartiers de la ville.

En décidant de faire enlever le matériel de cette entreprise, l’entreprise TV+ s’est placée dans une position inconfortable vis-à-vis du public.

La preuve, son promoteur Emmanuel CHATUE, a perdu le sommeil pendant le temps qu’a duré la crise. Les différents câblo-opérateurs ayant décidé de lui administrer une correction pour son acte impétueusement osé au moment même où les matches de la coupe d’Afrique des nations sont diffusés en mondovision.

Et comme dans de nombreux quartiers de Douala le signal de la CRTV, la télévision nationale n’est pas bien reçue, les téléspectateurs se rabattent sur les chaînes privées qui relaient ce signal.

Cette incapacité des populations à accéder aux images a fait monter la tension de plusieurs crans au point où pour certaines, le recours à la violence serait envisagé au cas du non rétablissement des images avant le début de la soirée du 22 janvier 2008. La cible de ces dernières étant bien évidemment les équipements de TV+.

Seulement lorsque les populations se lancent dans la rue, on est bien loin de contrôler et prévoir leurs actions. Le plus souvent, des débordements graves surviennent et mettent en péril la paix sociale.

MANIPULATIONS A DES FINS MERCANTILISTES ?

La colère de Emmanuel CHATUE, promoteur de TV+ contre son concurrent Télé Sphère est difficilement explicable.

L’opinion a du mal à se faire des idées claires lorsqu’on considère que ces deux entreprises sont concurrentes et que le secteur de la communication a été libéralisé au Cameroun.

Sur un tout autre plan, l’hypothèse de l’existence d’un accord occulte entre les deux entités est envisageable. L’accord dont le non respect par l’une des parties aurait entraîné la situation que l’on a vécue. Dans le cas d’espèce, la confiscation des équipements de Télé sphère peut trouver une justification logique.

Seulement, une analyse de la situation sème une fois de plus la confusion dans les esprits de par la manière et la démarche engagée par TV+ contre Télé sphère.

Cette entreprise pour la petite histoire commercialise les équipements de réception d’images par le système de la TNT (télévision numérique terrestre). Et selon certaines sources, TV+ a réceptionné un important stock d’équipements ces jours mêmes.

Du coup, des questions fusent de toutes part dans les esprits du commun des habitants de la ville.

Pourquoi avoir choisi le moment de la coupe d’Afrique des nations pour entreprendre untelle opération si l’on la qualifie d’innocente dans sa logique?

Pourquoi avoir entrepris une telle opération au moment même où un important stock d’équipements venait d’être réceptionné ?

La rupture d’images de quatre jours a permis à TV+ d’écouler une quantité non moins négligeable des équipements nouvellement réceptionnés.

Une autre question et non des moindre, c’est celle de savoir pourquoi TV+ exige aux câblodistributeurs de facturer leurs prestations aux clients à la somme de 19 500 Frs par mois ?
Pendant ce temps, TV+ vend son service à 4 500 Frs mensuellement à ses abonnés ?
Une chose que ces derniers ont balayée du revers de la main parce que qualifiée par ces derniers comme une manœuvre visant à provoquer le désengagement de nombreux abonnés par câble de leurs fournisseurs habituels au profit de la TNT où l’on paie 4 900 Frs CFA par mois après l’achat de l’antenne actuellement vendue à 50 000 Frs par TV+ apprend-on des sources proches des câblodistributeurs.

En d’autres termes, TV+ voudrait s’inviter dans un jeu comme arbitre et partie en se mettant dans une posture de dictateur sur un marché qu’il a du mal à contrôler et monopoliser.

TENTATIVE DE DESTABILISATION DE L’HARMONIE SOCIALE

Le choix de cette période de la CAN 2008 pour engager un tel bras de fer ne saurait être considéré comme un simple fait du hasard.

Toutes les indices semblent réunis pour démontrer que Emmanuel CHATUE et TV+ ont bien prémédité leur acte à travers lequel, ils espéraient s’en faire les poches sur le dos des misérables camerounais qu’on sait très accros du football, leur sport roi.

Leur attente en pareille circonstance était de voir le service commercial de TV+ battre tous les records d’affluences de clients. car, espéraient-ils, personne n’aurait accepté vivre à la radio une coupe d’Afrique des Nations à laquelle prend part le Cameroun.

Seulement, le côté mercantiliste de ces opérateurs mêlé à leur appétits gloutons de s’en faire les poches leur à voilé un aspect fondamental de la raison. Le football au Cameroun est un domaine où les passions se déchaînent facilement.
Autant il ressemble, autant il peut diviser au point de fragiliser la paix sociale qui peut pour un rien, basculer dans des soulèvements incontrôlables des populations.

LES DANGERS DU MONOPOLE PAR UN SEUL OPERATEUR

La démonstration faite par l’entreprise TV+ en faisant saisir les équipements de Télé sphère vient rejoindre l’attitude de mépris affichée par la CIMENCAM.
Un
mépris fait des camerounais exprimé dans des hausses de prix méprisant les interventions du ministre du commerce appelant à une modération des prix en fonction de la bouse des camerounais.

Du coup l’on réalise combien dangereux le monopole par un opérateur donné peut dans un secteur d’activité peut être préjudiciable à tous.
Celui-ci par sa position stratégique devient une force incontestable qui peut à tout moment se retourner contre l’Etat et la société dictant ses lois qui pourraient mettre en péril les institutions de la République

Au
nom de la concurrence, un opérateur a-t-il le droit de faire saisir les équipements de son concurrent ?

Si l’on se paie le luxe de répondre par l’affirmative, cela enduit de facto que le CRTV elle aussi peut s’offrir le vilain plaisir de saisir le matériel de Canal 2 International qui est son concurrent le plus en vue du moment.


UNE VIOLATION FLAGRANTE DE LA LOI

Canal
2 International, radio Sweet FM et TV+ sont des entreprises appartenant à Emmanuel CHATUE.
La loi sur la création des entreprises de presse interdit formellement à une seule personne, le droit d’être propriétaire de plus d’une entreprise dans le même secteur de la communication.

Curieusement, les cas cités plus haut rejoignent bien d’autres bien connus de tous. La Nouvelle Expression, radio Equinoxe et Equinoxe TV appartiennent à Séverin TCHOUNKEU.

Du coup, l’on se rend à l’évidence que les autorités se montrent complaisantes dans l’application des dispositions légales dans ce secteur de manière spécifique.

Mais avant de se jeter en conjectures, une question mériterait d’être posée aux décideurs. Ceux-là mêmes qui font la loi et qui de part leur position, ont le devoir de veiller sur son application.

Devrait-on mettre en place des lois et contribuer soi-même à leur violation ? En d’autres termes, est-ce logique d’être juges et parties?

En attendant que la tutelle puisse apporter une réponse satisfaisante à cette question posée, l’ascension des empires médiatiques continue à faire son bonhomme de chemin et ce, devant le regard impuissant et embarrassé de l’opinion qui n’a de cesse de scruter les horizons lointains à la recherche de probables réponses.


Marcel BOUANGA E.
Camerounlink.net

mardi 22 janvier 2008

Regard : Et la Crtv dans tout ça !


22 JANVIER 2008

La télévision nationale également indexée par des cablo-distributeurs.
"Nous ne sommes pas informés des différentes tractations autour de la grève des câblodistributeurs, qui viseraient à céder nos droits d’image pour la Can aux chaînes privées.


Si les choses changent entre temps, nous vous tiendrons informés", tranche Emmanuel Wongibe. Le chef de la division de la coopération et des relations publiques à la Crtv répond presque à certaines indiscrétions au sous sol du Mincom selon lesquelles la Crtv veut céder au chantage des câblodistributeurs, qui l’accusent d’avoir été à la manette afin que personne n’ait les images de la Can dont elle a payé les droits.

D’ailleurs, même Tv+, qui a une autorisation de Multi Tv de distribuer les images de Canal Sat n’a pas d’image sur sa chaîne de télévision Canal2 International.

"Ce sont alors les câblodistributeurs, propriétaires de certaines chaînes de télévision, qui ont motivé la grève dans le secteur, afin de faire une pression sur la Crtv, qui les utilise également, pour couvrir certaines zones", affirme cet informateur qui révèle que le souci du directeur général de la Crtv, Amadou Vamoulke, est de trouver un terrain d’entente, puisque le véritable problème tourne autour des images de la Can.

Mais
, "au regard des tensions entre le Mincom et le Dg de la Crtv nées des nominations bloquées dans cette structure, le Mincom n’est pas disposé à tendre une oreille attentive au Dg", confie-t-on au Mincom, où on reconnaît que, même si la Crtv est indexée d’avoir orchestré cette "cabale" contre les câblodistributeurs, elle est dans son bon droit. "Même si la Crtv décide de céder ses images aux chaînes privées après avoir payé les droits de diffusion de 666 millions Fcfa, il faudrait encore que Lc2, le détenteur de ces images soit d’accord", a confié un responsable du Mincom.

A la question de savoir comment a-t-on pu laisser prospérer les câblodistributeur en marge de la loi, sans une autorisation de diffuser les images d’un bouquet, l’on répond au Mincom que c’est un nœud gordien. "On devrait leur exiger cette pièce avant toute autorisation de fonctionner. Mais, le Mincom est beaucoup plus rigoureux lors de l’obtention de la licence d’exploitation. Raison pour laquelle Tv+ a pu obtenir une licence", semble-t-on se justifier au Mincom.

La pénurie d’images des chaînes internationales sur le petit écran camerounais apparaît finalement comme à la conjonction de plusieurs facteurs. La rencontre de ce matin au Mincom, à laquelle la Crtv, jusqu’à hier soir n’était pas encore conviée, permettra certainement de voir plus clair, à quelques heures de la première rencontre du Cameroun à la Can ghanéenne.

J.B.A.
Source : Mutations

Douala : Les câblo-opérateurs descendent dans la rue


Douala : Les câblo-opérateurs descendent dans la rue
22 JANVIER 2008

Ils protestent contre la confiscation de leur matériel de travail.
Après des mouvements d’humeur des populations observés dans plusieurs coins de la ville de Douala dimanche soir, en signe de solidarité avec les opérateurs du secteur de la câblodistribution en grève, la capitale économique a de nouveau connu des moments chauds hier soir. Peu après 15 heures, des dizaines de promoteurs et d’employés de ce secteur ont pris d’assaut les services du gouverneur de la province du Littoral. " Nous sommes venus exiger la restitution du matériel d’émission de Télé sphère qui a été emporté par les forces de l’ordre ", a expliqué l’un des marcheurs. Face à la foule des manifestants, on a noté une indifférence des policiers déployés sur les lieux. Au plus, a-t-on entendu des responsables de la police prescrire aux éléments de ne pas céder à la provocation.

L’arrêté d’interdiction des manifestations publiques récemment signé par le gouverneur du Littoral, Faï Yengo Francis a ainsi été défié avec succès, pour la première fois. D’ailleurs, le gouverneur en personne a instruit le préfet du Wouri, Bernard Atebede, de recevoir les représentants des opérateurs mécontents, comme si ces derniers n’avaient enfreint aucune loi. Si rien n’a filtré officiellement de la rencontre qui s’est tenue tard dans la soirée d’hier, l’on a appris que le matériel de Télé sphère devait être restitué à ses propriétaires, " au plus vite ". Cependant, les responsables de cette entreprise de câblodistribution ont exprimé quelques appréhensions, en rapport avec la promesse faite par les autorités administratives. " Depuis dimanche, on nous dit que notre matériel a été mis dans le camion à destination de notre siège à Bonamoussadi. Mais nous n’en avons aucune trace ", ont-ils expliqué.

Hier soir, certaines indiscrétions annonçaient d’autres mouvements de protestation dans la ville de Douala ce mardi, au cas où les câblodistributeurs ne reprenaient pas du service. Les droits de retransmission de la Coupe d’Afrique des Nations de football qui se joue en ce moment au Ghana sont au centre de la bataille entre Télé sphère, l’une des plus importantes entreprises de câblodistribution de la ville de Douala et les représentants locaux de Canal satellite, détenteur des droits acquis. Télé sphère se dit en droit de diffuser en clair toutes les chaînes de son bouquet, ce que lui refuse ses adversaires qui ont commandité la confiscation de ses équipements. Les autres câblo-opérateurs, en signe de solidarité, ont arrêté toute activité depuis lors.

Denis Nkwebo
Source : Mutations

Télédistribution : Pourquoi les ménages sont privés d’images

22 JANVIER 2008
Une réunion convoquée ce matin au ministère de la Communication entre les différentes parties.
Les images en provenance des chaînes internationales disparues depuis vendredi ou samedi soir, ne sont pas encore de retour sur le petit écran de certains ménages camerounais. "Notre matériel de diffusion a été confisqué et nous ne pouvons plus émettre", se plaint l’un des employés de Méga Hertz, un câblodistributeur situé au quartier Bastos à Yaoundé. Quant aux raisons de la saisie de ce matériel, cet employé indique que le responsable de l’entreprise, en plein échange avec son conseiller juridique, ne souhaiterait pas s’exprimer sur le sujet.

Néanmoins, il ressort de certaines informations qu’ "un huissier qui disait être mandaté et accompagné des policiers, est venu saisir notre matériel", rapporte un autre employé. Scène identique le même jour à Alpha Télé au quartier Elig-Essono où les émetteurs et autres instruments de travail ont été emportés, selon des témoignages. Au quartier Madagascar, Inter Tv n’a pas été l’une des victimes de la rafle. Mais, "nous avons arrêté nos activités vendredi, après avoir appris que Canal Sat avait lancé son opération de saisie. Il est aussi question de savoir si nous pouvons trouver un terrain d’entente avec lui", indique Daniel Nguela, responsable de cette société de câblodistribution, qui révèle que les responsables de Multi Tv coupent les câbles qu’ils n’arrivent pas à identifier comme les leurs, s’ils ne réussissent pas à repérer les distributeurs indélicats, "qui sont pourtant ses clients, mais, n’ont pas le droit de redistribuer les images", précise Marcel Blaise Nzali, directeur commercial et Marketing de Satcom au quartier Elig-Essono, à Yaoundé.

"Canal+ Horizons ne veut plus qu’on distribue son signal sans un contrat de partenariat", tente d’expliquer Daniel Nguela pour qui Canal+ Horizons voudrait que son signal soit crypté, que chaque abonné ait un décodeur. Mais, "compte tenu du coût de l’abonnement, le Camerounais moyen à qui nous donnons des images à 6.000 Fcfa, voire moins, ne peut plus y accéder. Canal+ Horizons exige des abonnements hors de prix, qui soient répertoriés au niveau de leurs fichiers. Quel Camerounais de petit revenu peut payer 16.000 Fcfa le mois?", s’interroge t-il. Et la grève que la Cameroon radio Television (Crtv) a signalée sur ses antennes? "Nous ne sommes pas en grève. Si notre matériel est saisi, comment pouvons-nous encore diffuser?" questionne Daniel Nguela, comme pour démentir cette information.

Selon des informations dignes de bonne foi, la grève chez les câblodistributeurs n’est pas une simple vue de l’esprit. Même si l’unanimité n’est pas faite sur la question. Des sources indiquent que ceux qui sont considérés comme des pirates ont décidé d’être solidaires de l’infortune de certains de leurs confrères, dont les installations ont été fermées et le matériel confisqué vendredi dernier à Douala et Yaoundé. Selon certaines sources, le propriétaire de Tv+, seul câblodistributeur détenteur d’une licence d’exploitation délivrée par le ministère de la Communication et seul partenaire de Multi Tv, vendeur des images du bouquet Canal Sat, a engagé des poursuites judiciaires pour bloquer les activités des "pirates". Parmi les câblodistributeurs directement indexés, Télé Sphère, Mega Hertz et Télé Sat où des scellés ont été apposés à Douala, et du matériel confisqué.

Si Emmanuel Chatue, le directeur général de Tv+ n’a pas pu être joignable, pour expliquer la genèse du conflit qui éclate seulement à la veille de la coupe d’Afrique des nations de football, il a néanmoins passé un communiqué sur le crawl de sa chaîne de télévision, Canal2 International, indiquant qu’il a décidé de suspendre son signal, de peur de subir les représailles de ses concurrents. Selon certaines informations, les câblodistributeurs ont promis de saccager les installations de Tv+ à Douala. Or, selon Marcel Blaise Nzali, directeur commercial et Marketing de Satcom, prestataire de service de Multi Tv au Cameroun, "les câblodistributeurs sont des pirates. Ils prennent les images alors qu’ils n’ont pas de licence ou d’autorisation du propriétaire du bouquet. Or, Tv+ est en règle", précise-t-il. Marcel Blaise Nzali a rappelé que le petit écran n’est pas totalement noir, puisque les abonnés de Satcom reçoivent les images.

Les câblodistributeurs ne renient pas leur qualité de "pirates". Mais, ils semblent évoquer un problème qui pourrait découler de cette "pénurie" d’images: la mise en chômage d’un certain nombre d’employés dans ces différentes structures. "Chaque société compte au moins vingt employés et il existe plus d’une centaine de structures dans la ville de Yaoundé", prétend Daniel Nguela d’Inter Tv au quartier Madagascar. Au ministère de la Communication (Mincom), le sujet semble intéresser les responsables, qui ont décidé de convoquer une rencontre ce matin entre les différentes parties. S’y retrouveront, Multi Tv, le détenteur du bouquet Canal Sat, les opérateurs de distribution en colère et bien sûr, le Mincom. 

Justin Blaise Akono
Source : Mutations

dimanche 20 janvier 2008

Les Câblo-opérateurs En Veulent à Canal 2


Janvier 2008
  
Ceux de Douala ont brouillé les images de la chaîne, raconte la presse de cette semaine.
C'est « Le Jour » qui nous l'apprend dans son édition d'hier jeudi. A Douala, « les câblodistributeurs boudent les images de Canal 2 International ». Patient Ebwelle raconte qu'une inimitié est née entre les câblodistributeurs et le promoteur de Tv +, patron de Canal 2. Les premiers soupçonnent et accusent le second d'être à l'origine des saisies du matériel de télédistribution chez quelques opérateurs. Emmanuel Chatue a eu beau démentir, rien n'y a fait. C'est lui, ont continué de penser les câblo-opérateurs qui, non contents d'avoir manqué de mettre le feu à des installations de Tv + au quartier Kotto, ont « mis leur seconde menace à exécution. Celle de boycotter à l'unanimité la diffusion des images de Canal 2 International ».
Les images de la chaîne sont brouillées dans les bouquets proposés aux clients. Equinoxe Tv et Stv, « dont les signaux ont souvent été relégués au second plan », sont bien en vue maintenant. Même si certains, chez Canal 2, minimisent le problème, « Le Jour » révèle que certains de ses responsables ont approché des câblo-opérateurs. C'est que Canal 2 leur doit manifestement une fière chandelle et les aurait trahis. Le divorce fait déjà grincer des dents dans les ménages où l'on apprécie les feuilletons à l'eau de rose de la chaîne. Une autre information, lue cette fois dans « La Nouvelle Expression », relate d'autres grincements de dents. « Les fans des Lions ont la gueule de bois » qui se sont réveillés péniblement au lendemain de « la déculottée de Kumasi ». C'est Carole Yemelong qui l'écrit. La journaliste a fait le tour de Douala pour observer les réactions à la défaite des Lions indomptables face aux Pharaons d'Egypte. Amers, mais confiants pour la suite même s'ils ne le disent pas toujours. Les Camerounais sont comme ça.
Source : Cameroon Tribune

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