mardi 20 avril 2010

Yaoundé : Les populations privées d’images par câble

Canal overseas africa a procédé, vendredi dernier, à la saisie contrefaçon du matériel technique d’exploitation et de diffusion appartenant à plusieurs opérateurs. 

Le Jour / Mardi, 20 Avril 2010 

Les populations de Yaoundé qui recevaient jusqu’ici des images de leurs câblo-distributeurs
sont dans le désarroi depuis vendredi 16 avril 2010. Il n’y a plus d’images des chaînes de télévision étrangères et même de certaines chaînes nationales à l’instar de Stv ou de Canal 2. L’on essaie, tant bien que mal, de capter les signaux brouillés de la Crtv, de Ndi Samba Tv ou de Ariane Tv, à l’aide d’antennes ordinaires de captage de chaînes en clair.

Le responsable de ce brusque arrêt de diffusion d’images par câble est la Société Canal Overseas Africa, opératrice du bouquet Canal sat Horizons et détentrice des droits sur une centaine de chaînes de télévision nationales et internationales diffusées en « mode crypté et en réception directe par satellite, à l’attention des abonnés individuels ou collectifs ayant souscrit un abonnement en bonne en due forme auprès de ladite société ou d’un de ses représentants agrées locaux ». Par requête à fins de constatation et de saisie contrefaçon du juge des requêtes du Tpi de Yaoundé centre administratif, la Société Canal Overseas Africa  a reçu, le 18 mars 2010, l’autorisation de procéder à la  saisie du matériel ayant servi à la contrefaçon d’images.
C’est fort de cette autorisation que, par voie d’huissier, la Société Overseas Africa a, vendredi dernier, procédé à la constatation et à la saisie du matériel de contrefaçon ci-dessous appartenant à la Société Inter-Tv sarl sis à Madagascar : décodeurs numériques, cartes numériques, câbles, multiplexeur, scrambleur, modulateur, combineur, émetteurs MMDS, antenne émission ayant servi ou devant servir à la contrefaçon. A la suite de quoi « itérative sommation de cesser avant poursuites judiciaires » a été délivrée à la Société Inter Tv. Sommation par laquelle Overseas Africa « l’invite une énième fois à faire cesser immédiatement par sa structure la diffusion des chaînes premiums du bouquet Canal Sat (Canal +, Canal +cinéma, Canal + sport…) et des chaînes thématiques dans lesquelles Overseas détient des droits (Crtv, TV5 Monde, France 24, France 2, Rts…).
Faute par Inter Tv « d’obtempérer instamment à cette autre sommation, Overseas Africa déclare qu’elle se verra dans la pénible, mais nécessaire obligation d’engager contre lui des poursuites judiciaires en vue de la préservation de ses droits ». Les signaux de Canal Sat Horizons, annoncent les câblo-distributeurs dans un communiqué de presse, « sont momentanément arrêtés, en attendant que le Mincom trouve une solution dans le conflit » qui les oppose avec un opérateur audiovisuel international : Canal Overseas Africa sas.
Au siège de la Société Inter Tv hier, lundi, c’était l’effervescence. Face au ballet incessant de certains abonnés et aux coups de fils  intempestifs des autres,  les responsables de la structure, qui se voulaient rassurants, avaient du mal à cacher leur embarras face à ce qu’ils considèrent eux-mêmes comme une « action de grande envergure de Canal Overseas dans  la ville ».
  
Evariste Menounga

lundi 19 avril 2010

les cablos de Yaoundé suspendent le signal

 Communiqué de presse (synatecc)
Les entreprises privées du secteur de la télédistribution des chaînes TV locales et étrangères ayant pignon sur rue au Cameroun par voie câblée, bénéficiant de la tolérance administrative du Ministère de la Communication (MINCOM) ; et exerçant dans la ville de Yaoundé et localités périphériques environnantes informent leurs abonnés et le public qu'elles observent en ce moment une grève sans délai, jusqu'à ce que leur tutelle administrative: le MINCOM trouve une solution dans le conflit qui les oppose avec un opérateur audiovisuel international : CANAL OVERSEAS AFRICA SAS ; et qu'à l'issue de la médiation du MINCOM et/ou éventuellement de l'arbitrage des juridiction camerounaises, elles reprendront leurs activités.

Pas d'images télé à Yaoundé, CanalSat tacle les câblodistributeurs


Lundi, 19 Avril 2010
Depuis vendredi dernier, les habitants de Yaoundé sont privés des programmes des chaînes de télé étrangères et contraintes de consommer local.
La raison de cette absence d'images est que « Canal oversea », filiale de Canal + et détenteur des droits de distribution sur le bouquet CanalSat, a décidé de mettre, lui-même, de l’ordre dans la câblodistribution.
Le matériel des opérateurs de câbles indélicats a été saisi. Une saisine effectuée par voie d’huissier selon une décision du tribunal de première instance du Mfoundi.
Ce lundi, dans l’après midi, les opérateurs de câble de la ville au sept collines, ont décidé de rencontrer le premier ministre Philémon Yang.
Rien n'a filtré de cette rencontre mais il est clair que ces câbl-opérateurs ne pourront pas compter sur le ministre de la Communication. Issac Tchiroma aurait en effet dit que la récréation a trop duré et que la tolérance administrative a bien une fin. Les câblodistributeurs devraient fonctionner dans la légalité.
Arnaud Ndi

dimanche 14 mars 2010

Communication : Incertitude sur les états généraux


A deux mois de la tenue de cet événement, aucune commission n’a encore été mise sur pied au ministère de la Communication.

Le 19 novembre dernier, au terme des travaux des 41èmes assises de l’Union internationale de la presse francophone (Upf) que le Cameroun a abrité – les 20, 21 et 22 décembre ayant été réservés pour les excursions et autres visites touristiques – le ministre de la Communication déclarait: «La première utilisation des résultats de vos Assises sera faite de façon approfondie au cours des états généraux de la presse que nous allons bientôt organiser».
Déjà, en marge de la cérémonie de lancement des préparatifs de cette grand-messe de la presse francophone le 10 septembre, Issa Tchiroma Bakary avait reçu les journalistes à qui il avait annoncé l’organisation des états généraux de la communication, sans en indiquer la date précise. Une annonce qui était loin de revêtir la solennité qui entourait celle faite devant les professionnels des médias réunis au palais des Congrès de Yaoundé dans le cadre des Assises de l’Upf.

Plus tard, le Ministre de la Communication annonçait à ses proches collaborateurs, la tenue de cet événement au mois d’avril prochain. Un événement présenté comme «un grand rendez-vous pour débattre des problèmes de la presse camerounaise et de la communication en général».
A deux mois de la date butoir, où en est-on exactement au ministère de la Communication dans les préparatifs de ces états généraux ? A cette question, nous n’avons pu avoir de réponse formelle ni officielle, nos tentatives de rencontrer le secrétaire général de ce département ministériel, Laurent Antoine Medjo Mitom, s’étant soldées par un échec. «Le Sg a dit qu’il allait vous appeler», a laissé tomber sa secrétaire hier en fin d’après-midi.
Pourtant, cette dernière nous avait rassurée que nous pourrions rencontrer le Sg, suite à la demande d’audience que nous avions introduite dans la matinée. Toutefois, selon une source interne proche du dossier, les préparatifs seraient actuellement au «point zéro». «Nous avons une idée globale de ce que nous voulons faire, mais pour le moment, il n’y a encore rien de concret», affirme ce responsable.



Financement
Des informations glanées ci et là au Mincom indiquent qu’il y a une semaine, le chef de ce département ministériel réitérait à son équipe, «l’urgence» dans l’organisation des états généraux de la communication. Or, jusqu’à présent, «nous attendons une convocation à une éventuelle réunion», ajoute notre source. Un autre responsable approché refuse de parler de «point zéro». «Les préparatifs sont actuellement au niveau de la réflexion avancée», affirme ce dernier, tout en insistant sur le dernier mot. Il poursuit en déclarant que le Mincom a demandé à certains responsables de son ministère de se pencher sur cette question pour en définir les axes et les thématiques qui sous-tendront cet événement. Les propositions des uns et des autres seront par la suite compactées dans un rapport qui sera remis à la «hiérarchie». «Le secrétaire général du ministère, qui coordonne le comité de pilotage, va ensuite tenir une réunion au cours de laquelle il donnera les orientations finales», ajoute ce responsable.

C’est dire qu’à l’heure actuelle, le projet est encore au stade théorique, ce d’autant plus que les différentes commissions qui auraient dû être mises sur pied ne le sont pas encore. Même si des informations en notre possession font état de ce que des équipes du Mincom devraient bientôt aller prospecter dans d’autres pays, notamment au Maroc et en Côte d’Ivoire, pour voir comment y sont organisés les états généraux de la communication, afin de revenir appliquer et adapter cette manière de faire au Cameroun. Malgré ce frémissement, certains cadres au Mincom craignent que cet événement ne puisse se tenir en avril comme souhaité par le ministre. «Je ne sais pas si on réussira à tenir ce délai car il y a un grand travail à abattre : il faut lister les problèmes, trouver des solutions, préparer les exposés, les thématiques etc. Il nous faut au moins trois mois pour tout faire de manière satisfaisante. Or, nous sommes déjà en mi-février et rien de concret n’est encore fait», avance un responsable.



Télédistribution
Si l’événement tarde à prendre corps, certains pensent que trois sujets majeurs constitueront le fil d’Ariane des débats : le financement de la presse, la révision de «l’armature institutionnelle et juridique» régissant la pratique du journalisme au Cameroun, précisément la réforme de la loi du 19 décembre 1990 sur la communication sociale et l’assainissement de la profession, cheval de bataille du ministre.
A cela, ajoute une autre source, il faudra adjoindre la question de la télédistribution dans notre pays, au regard des conflits enregistrés ces derniers mois entre les opérateurs de câblodistribution qui se plaignent des «exactions» à eux faites par la Société camerounaise des arts audiovisuels et photographiques (Scaap) et Planète Media. Conflits qui ont, à chaque fois, amené Issa Tchiroma Bakary à jouer les arbitres.

Ce fut le cas en janvier dernier lorsque le ministre de la Communication avait, à la veille de la Coupe d’Afrique des nations (Can), demandé aux câblodistributeurs de «donner les images aux Camerounais» pour qu’ils puissent vivre cette compétition continentale de football. Cette même source croit cependant voir dans ces états généraux de la communication, une déclinaison du Forum national sur les activités de la télédistribution (Fonat), une plateforme d’échanges entre câblodistributeurs et autres acteurs de ce secteur, initié par l’ancien Mincom Jean Pierre Biyiti bi Essam, à l’époque où un contentieux opposait Canal Sat aux câblodistributeurs camerounais. Pour un autre responsable, le mois d’avril aurait été choisi «à titre indicatif». Ce qui laisse planer une incertitude sur les états généraux de la communication, les deuxièmes du genre qui seront organisés après ceux de 1994.


Patricia Ngo Ngouem, Mutations


A deux mois de la tenue de cet événement, aucune commission n’a encore été mise sur pied au ministère de la Communication.

Le 19 novembre dernier, au terme des travaux des 41èmes assises de l’Union internationale de la presse francophone (Upf) que le Cameroun a abrité – les 20, 21 et 22 décembre ayant été réservés pour les excursions et autres visites touristiques – le ministre de la Communication déclarait: «La première utilisation des résultats de vos Assises sera faite de façon approfondie au cours des états généraux de la presse que nous allons bientôt organiser».
Déjà, en marge de la cérémonie de lancement des préparatifs de cette grand-messe de la presse francophone le 10 septembre, Issa Tchiroma Bakary avait reçu les journalistes à qui il avait annoncé l’organisation des états généraux de la communication, sans en indiquer la date précise. Une annonce qui était loin de revêtir la solennité qui entourait celle faite devant les professionnels des médias réunis au palais des Congrès de Yaoundé dans le cadre des Assises de l’Upf.

Plus tard, le Ministre de la Communication annonçait à ses proches collaborateurs, la tenue de cet événement au mois d’avril prochain. Un événement présenté comme «un grand rendez-vous pour débattre des problèmes de la presse camerounaise et de la communication en général».
A deux mois de la date butoir, où en est-on exactement au ministère de la Communication dans les préparatifs de ces états généraux ? A cette question, nous n’avons pu avoir de réponse formelle ni officielle, nos tentatives de rencontrer le secrétaire général de ce département ministériel, Laurent Antoine Medjo Mitom, s’étant soldées par un échec. «Le Sg a dit qu’il allait vous appeler», a laissé tomber sa secrétaire hier en fin d’après-midi.
Pourtant, cette dernière nous avait rassurée que nous pourrions rencontrer le Sg, suite à la demande d’audience que nous avions introduite dans la matinée. Toutefois, selon une source interne proche du dossier, les préparatifs seraient actuellement au «point zéro». «Nous avons une idée globale de ce que nous voulons faire, mais pour le moment, il n’y a encore rien de concret», affirme ce responsable.



Financement
Des informations glanées ci et là au Mincom indiquent qu’il y a une semaine, le chef de ce département ministériel réitérait à son équipe, «l’urgence» dans l’organisation des états généraux de la communication. Or, jusqu’à présent, «nous attendons une convocation à une éventuelle réunion», ajoute notre source. Un autre responsable approché refuse de parler de «point zéro». «Les préparatifs sont actuellement au niveau de la réflexion avancée», affirme ce dernier, tout en insistant sur le dernier mot. Il poursuit en déclarant que le Mincom a demandé à certains responsables de son ministère de se pencher sur cette question pour en définir les axes et les thématiques qui sous-tendront cet événement. Les propositions des uns et des autres seront par la suite compactées dans un rapport qui sera remis à la «hiérarchie». «Le secrétaire général du ministère, qui coordonne le comité de pilotage, va ensuite tenir une réunion au cours de laquelle il donnera les orientations finales», ajoute ce responsable.

C’est dire qu’à l’heure actuelle, le projet est encore au stade théorique, ce d’autant plus que les différentes commissions qui auraient dû être mises sur pied ne le sont pas encore. Même si des informations en notre possession font état de ce que des équipes du Mincom devraient bientôt aller prospecter dans d’autres pays, notamment au Maroc et en Côte d’Ivoire, pour voir comment y sont organisés les états généraux de la communication, afin de revenir appliquer et adapter cette manière de faire au Cameroun. Malgré ce frémissement, certains cadres au Mincom craignent que cet événement ne puisse se tenir en avril comme souhaité par le ministre. «Je ne sais pas si on réussira à tenir ce délai car il y a un grand travail à abattre : il faut lister les problèmes, trouver des solutions, préparer les exposés, les thématiques etc. Il nous faut au moins trois mois pour tout faire de manière satisfaisante. Or, nous sommes déjà en mi-février et rien de concret n’est encore fait», avance un responsable.



Télédistribution
Si l’événement tarde à prendre corps, certains pensent que trois sujets majeurs constitueront le fil d’Ariane des débats : le financement de la presse, la révision de «l’armature institutionnelle et juridique» régissant la pratique du journalisme au Cameroun, précisément la réforme de la loi du 19 décembre 1990 sur la communication sociale et l’assainissement de la profession, cheval de bataille du ministre.
A cela, ajoute une autre source, il faudra adjoindre la question de la télédistribution dans notre pays, au regard des conflits enregistrés ces derniers mois entre les opérateurs de câblodistribution qui se plaignent des «exactions» à eux faites par la Société camerounaise des arts audiovisuels et photographiques (Scaap) et Planète Media. Conflits qui ont, à chaque fois, amené Issa Tchiroma Bakary à jouer les arbitres.

Ce fut le cas en janvier dernier lorsque le ministre de la Communication avait, à la veille de la Coupe d’Afrique des nations (Can), demandé aux câblodistributeurs de «donner les images aux Camerounais» pour qu’ils puissent vivre cette compétition continentale de football. Cette même source croit cependant voir dans ces états généraux de la communication, une déclinaison du Forum national sur les activités de la télédistribution (Fonat), une plateforme d’échanges entre câblodistributeurs et autres acteurs de ce secteur, initié par l’ancien Mincom Jean Pierre Biyiti bi Essam, à l’époque où un contentieux opposait Canal Sat aux câblodistributeurs camerounais. Pour un autre responsable, le mois d’avril aurait été choisi «à titre indicatif». Ce qui laisse planer une incertitude sur les états généraux de la communication, les deuxièmes du genre qui seront organisés après ceux de 1994.


Patricia Ngo Ngouem, Mutations

samedi 13 mars 2010

Télévision satellitaire : Les dessous de la mort de GTV


Télévision satellitaire : Les dessous de la mort de GTV
Présenté comme l’opérateur de la Pay TV qui allait valoriser les contenus africains et proposer selon eux aux africains une offre adaptée à la réalité économique, culturelle de l’Afrique s’est planté en plein décollage. La raison officielle de cette mort prématurée avancée par le management est cette fameuse crise financière mondiale qui continue de s’étendre. Selon les déclarations de son représentant statutaire : « des demandes excessives sur le business causé par la crise financière mondiale qui a interrompu sa capacité de sécuriser le financement sur une durée acceptable et ne nous a laissés aucun autre choix, que de cesser des opérations »
Mais l’examen de stratégie entreprise par ce groupe pour la conquête des marchés laisses entrevoir des failles perceptibles par n’importe quel analyste attentif.
La stratégie était à deux volets : premièrement, fournir aux consommateurs des tarifs d'abonnement inférieurs (de 5000 à 25 000CFA/mois) et deuxièmement, acquérir du contenu irrésistible pour conduire ce processus. Ainsi ce deuxième aspect du contenu des programmes ne pouvait en toute évidence laisser de côté les droits sportifs qui sont comme l’arme fatale de la télévision à péage et l’Afrique n’est pas exempte de cette considération.
Là où le bas blesse, comment rivaliser voire battre l’offre des deux géants, deux grands acteurs qui ont dominé la télévision payante en Afrique

Subsaharienne : DSTV/MULTICHOICE Naspers – en – possession des territoires de l’Afrique Anglophone et le Canal+ de Vivendi tapis dans les territoires de l’Afrique Francophone en vendant à la fois deux mois fois chères, tout en offrant un contenu plus alléchant aux téléspectateurs ?
D’autre part les droits locaux n’étaient pas suffisamment rentables pour damer le pion aux deux géants et câblo-opérateurs opérant dans la région lusophone d’Afrique. La tentative de sauver le soldat Ryan qui consistait à vendre à Canal Plus n’a pas pu le sauver cette mort.
C’était le fameux de défi qui a emporté GTV. En outre GTV s’est aventuré dans une marché en pleine croissance où les locaux commencent à comprendre les méandres du Business notamment : HI TV, la jeune boîte plus qu’ambitieuse que dirige de main de maître le jeune Toyin Subair qui convoite déjà le marché international.
Dans la même optique, l’arrivée imminente de la coupe du monde en 2010, le lancement de nouvelles plateformes numériques de distribution de contenu (VIASAT du Ghana qui s’annonce pour la fin de l’année en Afrique).
Sur un plan purement expérimental, cela nous aurait permis de comprendre que l’Afrique apparemment regorgeant d’énormes potentialités en terme de marché pour la diffusion audiovisuelle, reste un terrain glissant où il faut bien se préparer pour l’affronter.

Source: http://www.cotewest.com/indnew.htm

jeudi 11 février 2010

Discours du président de la république 10 février 2010

Discours du président de la république 10 février 2010

Chers jeunes compatriotes,
L’année 2010, vous l’avez compris, ne sera pas une année comme les autres. Elle marquera en effet le cinquantième anniversaire de notre accession à la souveraineté.
Cet événement mémorable revêt évidemment pour tous les Camerounais une importance considérable puisqu’il les a rétablis dans leur dignité d’homme et de citoyen. Mais pour vous, chers jeunes compatriotes, il doit avoir une signification particulière.
Il ne serait pas surprenant en effet que vous, qui êtes nés deux ou trois décennies plus tard, considériez qu’il s’agissait là de l’aboutissement normal d’un processus historique, en quelque sorte inéluctable. Peut-être. Mais n’ayez garde d’oublier, ainsi que je le rappelais il y a quelques semaines, que ce fut d’abord un rêve impensable pour lequel des jeunes gens comme vous ont lutté, se sont sacrifiés, et par la suite ont consacré leur vie à construire un Etat et former une Nation.
Au cours de ce demi-siècle d’exercice de notre souveraineté, beaucoup de choses ont changé, quoi qu’en pensent certains. Jetez un coup d’œil sur ces photos jaunies prises à l’aube de notre indépendance. Nos villes n’étaient que de gros villages, nos routes des pistes poussiéreuses. La majorité de notre peuple n’avait pas accès à l’école et encore moins à l’université, puisqu’il n’y en avait pas.
Voyez le chemin parcouru.
Le premier devoir que la fidélité à l’idéal des pionniers de notre indépendance vous impose, sera de préserver et de consolider les acquis des cinquante dernières années.
D’abord, en matière de démocratie. Notre pays disposera bientôt d’un système démocratique achevé. Ce n’est pas la moindre de nos conquêtes. Il vous reviendra de continuer à le faire fonctionner sans heurts, dans un esprit de tolérance et conformément à l’intérêt général. C’est, vous le savez, la seule façon de garantir notre stabilité et d’assurer notre progrès économique et social.
Mais, dans l’immédiat, vous devrez tirer le meilleur parti de l’effort exceptionnel fait par la Nation pour perfectionner notre système scolaire et universitaire. Conformément au contrat moral que j’ai passé avec vous, des moyens importants ont été mobilisés pour améliorer l’offre et la qualité de la formation.
Je ne reviendrai pas, comme l’an dernier, sur le détail de ce qui a été accompli, car vous pouvez vous-mêmes constater que de nouvelles écoles et de nouveaux établissements secondaires ont été construits, que des milliers d’enseignants ont été recrutés à tous les niveaux, que des infrastructures de toutes sortes ont été édifiées pour améliorer les conditions de vie des étudiants et des enseignants, que de nouvelles facultés, de nouveaux instituts et laboratoires ont été ouverts, que des dispositions ont été prises pour professionnaliser les divers ordres d’enseignement, que des crédits ont été dégagés pour faciliter la recherche et encourager les meilleurs étudiants, etc., sans que cette énumération soit exhaustive.
Retenez de ceci que les promesses qui vous ont été faites ont été tenues. Au total, depuis plusieurs années, c’est près du cinquième du budget de l’Etat qui a été consacré au développement du secteur éducatif. Cet effort sera poursuivi en 2010.
Chers jeunes compatriotes,
Les compétences que vous aurez acquises et qui feront de vous les élites de demain, devront être mises au service du développement de votre pays. Ce sera votre deuxième priorité. Il convient donc que vous vous y prépariez.
J’ai en effet la conviction que dans les prochains mois, nos grands projets de développement vont connaître une évolution qui avait été ralentie par la crise et, il faut bien le dire, par l’inertie de certaines administrations. Les domaines de l’énergie, des mines, de l’industrie, de l’eau, des infrastructures, de l’agriculture seront concernés. Nous aurons donc besoin de plus d’ingénieurs, d’économistes, de médecins, d’enseignants, de statisticiens, de techniciens, de spécialistes de tous ordres.
Cette relance devrait être un puissant levier pour faire baisser le chômage qui est actuellement le mal dont notre jeunesse souffre le plus. J’ai toujours pensé en effet que la vraie solution de ce problème viendrait du redémarrage de notre économie. Nous n’avons pas pour autant négligé, à côté des actions du Fonds National de l’Emploi, celles que proposent le Programme d’Appui à la Jeunesse Rurale et Urbaine qui a généré des milliers d’emplois directs et indirects et le Projet d’Insertion socio-économique des jeunes qui a permis la création de 35 coopératives de production.
Mais la participation des jeunes au développement n’est pas seulement une affaire de compétence technique. Elle suppose également un engagement personnel de caractère civique. C’est l’objet du Plan Jeunesse qui a été soumis à l’approbation du Gouvernement et du Conseil National de la Jeunesse qui a pris corps récemment avec l’élection de ses organes dirigeants. Vous disposez désormais d’une plate-forme de dialogue et de consultation qui favorisera la prise en compte de vos aspirations dans les stratégies de développement. Le Service Civique National de Participation au Développement, dont les textes constitutifs doivent être prochainement approuvés, viendra apporter sa composante opérationnelle à ce dispositif.
L’engagement des jeunes au service du développement a également une dimension morale, voire patriotique, à base de solidarité citoyenne et de dévouement à l’intérêt général. Ces vertus doivent être cultivées dans les différentes structures associatives animées par le Ministère de la Jeunesse. Ce sont elles qui détourneront les jeunes des déviations devenues courantes dans les sociétés modernes et notamment de la corruption qui a fait tant de mal et de tort à notre pays.
Chers jeunes compatriotes,
Il y a aussi d’autres tâches qui vous reviendront en propre au cours des prochaines décennies. Elles dépassent largement le cadre de nos frontières nationales. Ce sont ces grands défis du 21ème siècle qui sont autant de graves menaces pour l’humanité, dont la communauté internationale a pris tardivement conscience.
D’abord, le réchauffement climatique. La question a été portée récemment au premier plan de l’actualité avec la Conférence de Copenhague. Même si celle-ci n’a pas atteint ses objectifs initiaux, elle n’en a pas été pour autant un échec, les participants ayant reconnu l’importance et l’urgence du problème. En tout état de cause, il s’agit là d’une affaire de longue haleine.
Le Cameroun est concerné à un double titre. Comme « victime », si je puis dire, avec l’assèchement du Lac Tchad, la désertification de sa partie septentrionale et la montée des eaux océaniques. Mais aussi comme partie prenante de solutions puisque nous avons la responsabilité d’une partie du bassin du Congo, deuxième poumon de la planète.
Vous aurez donc un rôle à jouer dans la recherche de compromis et de compensations dans le cadre de la négociation qui s’est engagée à Copenhague et qui se poursuivra probablement longtemps encore. En attendant, il serait souhaitable que vous vous impliquiez dans les différentes campagnes de protection de l’environnement et en particulier dans l’opération « Sahel vert » qui vise à reboiser de larges portions du territoire national. L’augmentation de la pollution atmosphérique dans notre pays, en raison de l’intensification de la circulation automobile et des rejets industriels, devra également retenir votre attention.
Autre défi à relever, celui de la pénurie alimentaire qui a provoqué, il n’y a pas si longtemps, des troubles à travers le monde. Normalement, notre pays dont la vocation agricole est évidente ne devrait pas être concerné. Et pourtant nous importons de grandes quantités de riz, de maïs et d’autres céréales que nous pourrions produire, ce qui compromet évidemment l’équilibre de notre commerce extérieur.
Cette situation est paradoxale. Il nous faut absolument revoir cette question dans son ensemble, développer la culture du riz et du maïs, relancer celle du plantain et favoriser celle des autres cultures vivrières. Nous pourrons ainsi non seulement nourrir notre population, mais aussi vendre en abondance nos produits aux pays voisins. Cela supposera bien entendu le désenclavement des parties de notre territoire qui peinent à écouler leur production. On peut aisément imaginer l’impact d’une telle politique sur l’emploi et le niveau de vie dans nos zones rurales. Beaucoup d’entre vous pourront en être les acteurs.
Vous devrez également apporter votre contribution à la lutte contre les pandémies telles que le SIDA, la tuberculose et le paludisme qui sont nos principales causes de mortalité. L’Etat a déjà fait à ce sujet un effort considérable dans le cadre de sa politique de santé publique en construisant de nouvelles infrastructures sanitaires et en modernisant leurs équipements. Le traitement des pandémies a été rendu plus accessible. C’est à vous qu’il reviendra de poursuivre ce combat jusqu’à l’éradication de ces fléaux.
Enfin, et ce ne sera pas la moindre de vos tâches, vous devrez prendre le relais de la lutte contre la pauvreté qui touche près de 40% de notre population. Cette inégalité qui concerne tous les aspects de la vie : alimentation, santé, éducation, conditions d’existence, etc. est intolérable dans une société qui place la dignité humaine au premier rang de ses valeurs. Bien que des efforts notables aient été faits au cours des dernières années pour la faire reculer, je suis bien conscient que nous ne viendrons à bout de la pauvreté qu’au prix d’un engagement plus fort qui s’inscrira dans la durée.
J’aurais aimé, avant de conclure, pouvoir me féliciter avec vous du parcours des Lions Indomptables à la récente Coupe d’Afrique des Nations. Le sort en a décidé autrement. Notre équipe nationale qui est en pleine mutation a pourtant montré de grandes qualités. Laissons la mûrir et continuons à lui faire confiance. Je suis sûr qu’au prochain Mondial, elle est capable de surprendre.
Je saisis cette occasion pour vous dire que j’envisage de mettre à l’étude la création d’une Ecole Supérieure de Formation au Football qui, en liaison avec le Ministère des Sports et de l’Education Physique et le Ministère de la Jeunesse ainsi qu’avec la Fédération et les Académies existantes, aura pour mission d’encadrer et de perfectionner les jeunes qui manifesteront des dispositions exceptionnelles pour notre « sport-roi ».
Chers jeunes compatriotes,
Je vous ai longuement parlé des défis les plus urgents auxquels vous aurez à faire face au cours de ce siècle qui sera le vôtre. D’autres apparaîtront à coup sûr. Mais le progrès continu de la science et des technologies vous apportera de nouveaux moyens pour les affronter.
Il vous faudra donc aborder ces épreuves avec confiance. Avec d’autant plus de confiance que vous aurez foi en l’avenir de votre pays et que vous aurez acquis les savoirs nécessaires à la compréhension du monde de demain.
Car il ne faut pas s’y tromper, c’est un nouveau monde qui s’annonce, pour ne pas dire une nouvelle civilisation. Pour ne pas être marginalisés, vous devrez être parmi les meilleurs. Je vous en crois capables.
Bonne fête à toutes et à tous !
Vive la jeunesse camerounaise !
Vive le Cameroun !
 

mardi 29 décembre 2009

Jackson Njike : La Can 2010 sera différente des précédentes


Le Directeur général de Canal+ Horizons Cameroun décline les offres de son média à la veille de la Can 2010.

Quelle est l’offre de Canal + Horizons pour la coupe d’Afrique des nations de football qui commence bientôt en Angola?
Notre offre est de trois ordres : technologique, commerciale et éditoriale. Sur le plan technologique, nous avons lancé il y a quelques semaines le Pvr (un décodeur-enregistreur multifonctions) et la Haute définition notamment sur la chaîne Canal+ Horizons. Nos abonnés qui souscriront cette option bénéficieront d’un confort jamais égalé en Afrique noire.
Sur le plan éditorial, Canal+ a mis d’énormes moyens pour permettre aux Africains de regarder cette Can dans les meilleures conditions possibles. Les 32 matches seront diffusés sur nos chaînes, commentés et analysés par les meilleurs spécialistes que nous suivons régulièrement sur les matches de Champions League ou des meilleurs championnats occidentaux.

Sera-t-elle différente des éditions précédentes? En quoi?
Elle sera différente des éditions précédentes, puisqu’elle précède quand même la première Coupe du monde sur la terre africaine. C’est pourquoi nous avons mis tout en œuvre pour lancer avant cette Can les innovations majeures que j’annonce plus haut. C’est quand même la première fois que la télévision en haute définition est présente en Afrique noire francophone, de même que des outils comme le Pvr.

Y aura-t-il une mobilisation marketing et éditoriale spéciale?
Notre plan marketing prévoit une cérémonie de présentation de toute notre activité pendant la Can. Nous ferons aussi beaucoup de social, puisque nous envisageons remettre des téléviseurs et des abonnements dans un certain nombre de prisons et d’orphelinats afin que tous puisque regarder cette Can dans les meilleures conditions possibles, et ainsi porter bonheur à notre équipe fanion, les Lions indomptables. Sur le plan éditorial, il n’est pas exclu que de très grands consultants camerounais défilent sur notre plateau en Angola, comme cela a toujours été le cas.

Certains responsables des chaînes de télévisions nationales se sont plaints des coûts d’accès aux images très élevés (2 milliards Fcfa pour le Nigeria et 1 milliard pour les autres pays participants). A quel niveau êtes-vous concernés et comment comptez-vous rentabiliser votre antenne?
C’est vrai que cela n’a pas été facile, même pour nous, d’obtenir les droits de cette Can. Mais c’est la loi du marché. Il y a une forte demande de football, ce qui fait augmenter les droits. Maintenant, nous souhaitons tous que cela reste dans des proportions raisonnables.
Doit-on s’attendre à une autre battue contre les auteurs de piratage de vos images au Cameroun (câblo-distributeurs), avec pour conséquence l’intervention de l’Etat pour des raisons politiques (“intérêt de la nation”)?
L’Etat du Cameroun avait organisé après la Can 2008 le Forum national des activités de télédistributions (Fonat) à l’issue duquel tous les opérateurs du secteur s’étaient mis d’accord sur l’arrêt de la diffusion des chaînes Canal+ et un moratoire de cinq mois sur les autres chaînes. D’après des constats d’huissiers que nous avons réalisés ces derniers jours, nous observons une recrudescence de la diffusion de nos chaînes, notamment dans la ville de Yaoundé, violant ainsi les résolutions du Fonat et plus généralement les lois camerounaises. Des mises en demeure sont en train d’être transmises à ces opérateurs qui, s’ils récidivent, verront leur matériel saisi et confisqué avant ou après la Can. Nous ne nous focalisons pas principalement sur cet évènement pour faire ce que la loi nous autorise de faire. Toutes les autorités camerounaises avec qui nous avons discutées souhaitent au moins le respect de cet accord minimal, qui spolie une grande partie de nos droits, mais que nous avons accepté pour préserver la paix sociale. De notre côté, nous avons respecté tous les engagements que nous avons pris au sortir de ce Fonat. Le ministre de la Communication et les plus hautes autorités camerounaises que j’entretiens régulièrement sur la question savent bien qu’on ne
peut pas passer son temps à voler un produit qui ne vous appartient pas et demander la protection de l’Etat.


Propos recueillis par Justin Blaise Akono, Mutations

vendredi 13 novembre 2009

Protestation : Les câblo-distributeurs assiègent le Mincom


13.11.2009

 Protestation : Les câblo-distributeurs assiègent le Mincom 

Ils sont allés solliciter l`intervention de leur tutelle après le démantèlement de certains des leurs.

La cour arrière et la cour avant du ministère de la Communication (Mincom) ont ressemblé pendant toute la journée d`hier à un marché. En effet, une centaine de télédistributeurs, grossistes et détaillants, disent être venus rencontrer le ministre de la Communication, pour déplorer "l`attitude et le comportement de la régie Planète Media, concessionnaire de la communauté urbaine de Yaoundé", qui est chargée de la perception des droits d`exploitation du domaine privé et public communaitaire. Et, surtout, "de savoir qui a le droit de gérer le secteur de la télédistribution", a laissé entendre un télédistributeur, très en colère.

En fait, mercredi dernier, l`un des leurs, Inter Tv, basé au quartier Messa dit Carrière, a vu son matériel démonté par la Scaap (société civile des arts audiovisuels et photographiques). Laquelle Scaap avait déjà mené la même action en septembre dernier. elle avait démonté le matériel des opérateurs des quartiers Mimboman et Ekoudou. "Elle procède à la destruction des biens de production des entreprises, au prétendu prétexte d`attribution des zones de dessertes, en dépit des conclusions de la rencontre du 29 août 2009 et dont les pourparlers sont en cours", indique jean Claude Moungole, le secrétaire technique du syndicat national des télédistributeurs par câble du Cameroun.

Conflits internes
Lors de leur déploiement au Mincom hier, ils ont pu rencontrer le directeur de la communication privée et le chef de la division juridique du Mincom. Ces deux responsables, Janvier Mvoto Obounou et Jean Tobie Hondt leur ont dit que l`action de Planète Media et de la Scaap n`était pas légal, au regard de la loi. Mais, les opérateurs de la télédistribution n`ont pas décampé. "Nous vouons que le ministre nous signe une note dans ce sens pour nous rassurer", a indiqué l`un d`entre eux, posté comme ses confrère devant l`entrée principal du bâtiment qui abrite le Mincom et le ministère de la Culture. Ils confient au passage que cette situation a entraîné des conflits internes débouchant sur le délestage en images. Car, "les opérateurs qui continuent de travailler subissent des sabottages, peut-être initiés par ceux qui ont été démentélés", croit savoir un câblodistributeur détaillant.

Pour Sébastien Mengue, directeur général de Planète Media, l`une des parties pointées du doigt, "le véritable problème est celui de la perception des droits. ils ne veulent pas payer les taxes". Notamment 500 Fcfa par abonné. Il remonte pratiquement à la source du conflit: Selon lui, parmi les 350 opérateurs recensés, seuls 12 ont des dossiers au Mincom et bénéficient de la tolérance administrative. "Nous leur avons même conseillé de ne pas rejeter les autres", se défeznd Sébastien Mengue pour qui, c`est l`un des 12, qui est allé se plaindre auprès de la scaap qui dispose d`une ordonnance de justice lui permettant de saisir le matériel des auteurs de piratage d`image. Ce que la Scaap a fait. "Nous travaillons sur la base des données du Mincom", tient à préciser le Dg de Planète Media. Et comment comprendre le départ des opérateurs de la câblodistribution du Mincom hier, presqu`à l`anglaise? "Le ministre nous a dit qu`il est au courant de notre problème et que ses collaborateurs sont en train de travailler dessus. Car, selon lui, l`administration est écrite".

Justin Blaise Akono

Source: Mutation

mardi 13 octobre 2009

Télévision à péage : Deals réussis entre Canal Overseas et Multichoice en Afrique.


13.10.2009

Un accord a été conclu entre Multichoice l’opérateur africain du groupe Naspers de la Télévision à péage et le groupe Français leader en Afrique francophone Canal Oversees.

Cet accord prévoit la cession à COSA de la base clientèle de Multichoice en Afrique centrale francophone (Burundi, le Rwanda et la République démocratique du Congo) cela pour consolider sa position en Afrique subsaharienne d’expression francophone.
Notons tout de même qu’avant cet accord, il existait déjà un accord informel qui les permettait de se respecter dans ce marché. Ce respect consistait à la non diffusion de certaines chaînes et programmes dans les différents territoires de peur à nuire aux intérêts de l’autre ou d’entrer en concurrence frontale. Les chaînes Supers Sport en français dont DSTV détenait les droits ne pouvait être diffusées sur les territoires occupés par COSA ou encore le droit de diffuser la formule 1 par COSA.
Mais le lancement par Multichoice à un moment donné d’une offre des chaînes en français dans ses territoires anglophones empiétant ainsi sur les intérêts de Canal dans ces territoires ainsi que les territoires francophones. En réponse à cette action, COSA a menacé d’entrer dans les marchés anglophones, éventuellement par l'acquisition de GTV (opérateur anglais ayant fait juste quelques mois sur le marché africain).
Pour consolider cet accord, COSA a également acquis les droits de la première ligue dans l’espace francophone de l’Afrique subsaharienne en dehors du Nigeria pour satisfaire cette base clientèle déjà habituée à ces programmes. Notons tout de même qu’avant l’acquision de la « EPL », beaucoup d’opérateurs étaient intéressés par ces droits. Le mérite revient au groupe STV qui depuis près de deux avait les droits exclusifs sur le Cameroun. Nous pensons que leur action à valoriser ces droits sur l’espace francophone au point où un consortium des chaînes africaines était intéressé par les mêmes droits. En effet, le consortium ayant syndiqué les moyens pour l’acquision des dits droits en Afrique était composée des 18 membres dont la majorité ne voulait pas s’afficher ouvertement. On peut citer parmi ces membres : Oui TV, Star TV, Total Acces, Skyy médias, Kiss FM, Zuku TV, VOX Afrique, Next Generation Broadcasting, Imanle Afrique, et plusieurs anciens représentants GTV (dont un de la Sierra Leone). Selon Rolande Kammogne, PDG, Vox Africa, «un pont doit être construit entre les pays de l'Afrique francophone, L'EPL a le potentiel de croissance dans les pays francophones ». Cinq pays de l’Afrique francophone était dans le consortium.
Durant la rentrée de programme de COSA en Afrique, il s’est proposé donner plus d’espace pour les programmes africains (Massa sa du camerounais Daniel Kamwa) a été diffusé sur canal plus le mois passé. Des analystes pensent que cela participera à consolider son offre sur l’Afrique d’autant plus que Multichoice a connu un succès sans pareil dans l’édition et la diffusion de la chaîne Africa Magic entièrement dédier aux films Nigérians.
Il est sans doute certain que la demande créée par la diffusion de ce championnat dans le Nigeria depuis des années par l’opérateur sud africain à amener les operateurs locaux Nigérians a s’intéresser aussi à l’achat de ces droits de la EPL au point où Hi TV(28 million de dollar) s’est arrogé l’exclusivité des ces droits sur le Nigeria depuis près de deux ans. Elle a obtenu la Barclays Premier League, la Liga et la Série A italienne au Nigeria et a également obtenu les droits de diffusion de la Carling Cup anglaise 2009-2011, l'UEFA Champions League 2009-2011 et en Coupe UEFA. Une étude montre que plus de 40 % des recettes publicitaires des mediats nigérian provienne du football
Le mois passé, lors de la présentation des résultats financiers du groupe Canal+, le PDG Bertrand Méheut avait indiqué que l'Afrique représentait un "business rentable" pour Canal+, avec une croissance du portefeuille d'abonnés de l'ordre de 30%.
Il est également à noter que COSA n’est pas seulement éditeur de bouquet Canal+ Horizons, mais aussi la diffusion et la distribution de Canal+ Horizons et de CanalSat Horizons par satellite en bande KU sur 27 pays d’Afrique Centrale et de l’Ouest, en bande Ku et par ADSL avec TVO au Sénégal.
Pour DSTV, il est le maître incontesté de l’Afrique anglophone en dehors du Nigeria qui a plusieurs opérateurs de télévision à péage locaux : Hi TV, Daar Sat, Trends TV etc. le bouquet DStv lancé en 2000 diffuse aujourd'hui plus de 70 chaînes de télévision et 40 programmes de radio dédiés aux communautés de langue anglaise, portugaise, hindi et française et réunit une audience de plus de 450 000 foyers abonnés dans 48 pays d'Afrique subsaharienne.

mardi 22 septembre 2009

Jackson Njike - « 50% de nos revenus vont aux chaînes éditrices »

22.09.2009

interview 

Jackson Njike, directeur général Canal Sat Cameroun, apporte des précisions.

Depuis l'interdiction pour les câblo-opérateurs de redistribuer les chaînes du groupe Canal, y a-t-il eu un impact sur le nombre d'abonnés ?
Il y a effectivement eu une augmentation de nos abonnés. Il y avait un vrai lien entre le phénomène de la piraterie de notre signal et la situation du parc abonnés. Depuis la suspension de cette redistribution illicite, on y voit beaucoup plus clair. Actuellement, nous oscillons entre 15.000 et 18.000 abonnées, puisqu'il y en a à peu près 2000 dont les abonnements arrivent à expiration et qui doivent renouveler.

Où en est-on exactement avec les discussions engagées avec les câblo-distributeurs à l'issue du forum de la télédistribution en février dernier ?
Disons que nous devons faire face à la mauvaise foi de certains opérateurs, dont on a le sentiment qu'ils nous tournent un peu en bourrique. Pour l'instant, nous avons opté pour un système de tolérance, en attendant que les négociations se poursuivent. Certes, en ce moment nos chaînes premium (Canal horizons, canal plus cinéma, canal plus sport, sport+) ne sont plus distribuées, mais il faudra l'étendre aux autres chaînes du bouquet puisque en réalité, 50% de tout ce que nous percevons n'entre pas dans nos poches, mais va aux chaînes éditrices. Ça veut dire que même Tf1, Infosport, ou Disney Channel, qui continuent à être diffusées dans les bouquets, le sont de manière illicite. Mais nous maintenons ce régime de la tolérance. Plus tard, si les choses n'évoluent pas, il faudra sans doute passer à une phase plus répressive.

Quels sont les principaux points d'achoppement ?
Les discussions achoppent surtout sur des problèmes techniques. Nous avions comme principales exigences l'instauration d'un système de cryptage et l'accès aux différentes bases de données. Et en plus de ces pré-requis techniques, il y a le problème du prix. Beaucoup d'opérateurs ont commencé l'activité de la télédistribution sans en comprendre le modèle économique. Car il y a d'importantes questions des droits des chaînes. C'est pour cela par exemple que le cryptage est nécessaire. Un bouquet qui n'a pas les droits de retransmission de la formule 1 par exemple, et qui diffuse Tf1, doit crypter quand le championnat de formule 1 passe.

Les tentatives d'assainissement actuelles au niveau de Yaoundé avec les regroupements en zones et peut-être bientôt l'exigence de cryptage, vont-elles dans le bon sens selon vous ?
Pour l'instant, on regarde un peu tout ça de loin. Le problème, c'est qu'on ne sait pas très bien qui organise le secteur. On ne comprend pas bien le rôle de la Scaap, celui de Planète média, des syndicats, etc. Il faut d'abord que le secteur soit organisé, pour savoir exactement qui perçoit quelle redevance et pourquoi. De plus, le problème ne peut être réglé au niveau de la seule Communauté urbaine de Yaoundé. Si la question est réglée à Yaoundé, il restera Douala et les autres villes. C'est une initiative nationale qui doit être prise pour l'assainissement. C'est pourquoi même si ça va un peu dans le bon sens, et que la zonification peut être une solution intéressante, nous regardons tout ça avec circonspection.
Source : Cameroon Tribune

vendredi 18 septembre 2009

CANALSAT Horizons fait sa rentrée à Yaoundé


18/09/2009

La direction camerounaise de la multinationale française, a organisé une conférence de presse, ce 17 septembre 2009.


C’est le prestigieux Hilton Hôtel, au cœur de la capitale camerounaise, qui a été choisie pour abriter cette rencontre. Devant un parterre d’hommes et femmes de média, la Directeur Général de CANALSAT Horizons Cameroun, Jackson Njike Nounchie, a présenté la représentation qu’il dirige depuis février 2008. La filiale camerounaise du groupe CANAL+ a l’exclusivité de la commercialisation du bouquet CANALSAT Horizons et ses 80 chaînes de radio et télévision.
Pour sa première année d’existence, elle a réussi le tour de force de faire intégrer quatre chaînes de télévision camerounaises dans le bouquet CANALSAT Horizons. « C’est une exposition jamais vue depuis que nous sommes en panafricain », a affirmé Jackson Njike. Son équipe et lui se seront en outre investis dans l’accompagnement de ces chaînes de télévision, ainsi que la facilitation de leurs interventions à l’étranger.

La nouvelle saison CANAL+

C’est à Romain Eyheramendy, le Directeur Marketing Commercial, qu’il est revenu de présenter la saison 2009-2010 du groupe CANALSAT Horizons. Une saison que la représentation dit enrichie « d’encore plus de football, plus de cinéma, plus d’Afrique et plus d’innovations technologiques. »
Du football, avec tous les championnats européens, l’arrivée de la EPL (English Premier League) et bien entendu la coupe du monde 2010. Le cinéma sera dans l’inédit et l’Afrique particulièrement à l’honneur avec la diffusion déjà courante Mah Saah-sah, mais aussi celle annoncé de Jacob’s Cross. Une série nigériane qui raconte l’histoire dramatique d’un fils illégitime.
Le Personal Vidéo Recorder, qui est un décodeur enregistreur, fait son entrée sur la scène camerounaise. Il devrait permettre aux abonnés CANALSAT d’enregistrer leurs programmes sur disque dur externe. La haute définition, quant à elle, est également annoncée pour optimiser la qualité des signaux.

Un environnement délétère

Le Cameroun, que Jackson Njike appelle « un laboratoire » est aussi « un environnement difficile ». La télévision par câble a pignon sur rue et la quasi-totalité des câblo-opérateurs fonctionnent dans l’illégalité. Même si le Directeur Général de CANALSAT Horizons affirme ne pas leur déclarer la guerre, la tension reste vive dans le secteur qui a vu l’organisation, dans la précipitation, début 2008, un forum national sur la distribution de la télévision par câble.
Alors que les camerounais attendaient de vivre la Coupe d’Afrique des Nations de football (CAN) qui se jouait au Ghana, la pose de scellés chez certains de ces « voleurs d’images », comme les appelle Jackson Njike, avait conduit à l’arrêt de la fourniture des ménages, par les petits distributeurs. La concertation avait abouti sur une relative accalmie. Mais la situation est loin d’avoir changé.

Des attentes et des lauriers

Jackson Njike et son équipe attendent toujours que les opérateurs par câble, dont 50% des recettes devraient revenir aux éditeurs d’images, leur reversent la quote-part arrêtée pendant les assises de 2008. Au risque de devoir piocher dans ses propres bénéfices pour reverser à qui de droit, la somme due. Eux qui paient déjà 700 millions de Fcfa l’an, de frais de tva.
La Direction Cameroun de CANAL Horizons Cameroun a profité de cette rencontre pour faire des lauréats, parmi ses collaborations. Trophées, diplômes, enveloppes et cadeaux (des ordinateurs, des imprimantes et scanners) ont été remis aux meilleurs stagiaires de vacances, avec assurances de revenir pour l’année prochaine. Des jeunes revendeurs dont beaucoup auront été jusqu’à 400% des marges à eux exigées. Les points de ventes n’auront pas été en reste.

Max Dominique Ayissi,

Source : http://www.podcastjournal.net

mardi 15 septembre 2009

Accord entre Canal Plus et MultiChoice















 15/09/2009
La hache de guerre a été enterrée. Canal Overseas Africa, filiale du groupe Canal+, a signé un accord avec son concurrent sud-africain MultiChoice, leader de la télévision payante en Afrique anglophone. Pour 10 millions de dollars, selon les sources, Canal Overseas décroche les quelque 20000 abonnés francophones de MultiChoice au Congo, au Rwanda et au Burundi, qui viendront s’ajouter aux vingt pays d’Afrique subsaharienne où il est déjà présent sous les marques Canal+ Horizons et CanalSat Horizons. Ainsi que les droits de la première ligue anglaise de football pour l’Afrique francophone. Si l’accord a été dévoilé le 7 septembre par Canal+, c’est à la suite d’une fuite dans la presse, l’édition du même jour du Figaro l’ayant déjà révélé. Obligeant le groupe à rédiger un communiqué dans l’urgence.



Source : Jeune Afrique



jeudi 30 juillet 2009

COMMUNIQUE DE PRESSE



Paris, le 30 juillet 2009

JEAN-NOEL TRONC, PRESIDENT DIRECTEUR GENERAL DE CANAL
OVERSEAS, RECU PAR SON EXCELLENCE MONSIEUR PAUL BIYA,
PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE DU CAMEROUN

Jean-Noël Tronc, Président Directeur Général de CANAL OVERSEAS, a rencontré ce lundi
Son Excellence Monsieur Paul Biya, Président de la République du Cameroun, dans le
cadre d'une audience privée à Paris.
L'entretien a été l'occasion pour Jean-Noël Tronc de souligner la place centrale du
Cameroun dans le secteur de l’audiovisuel en Afrique francophone. En effet, celui-ci
s'illustre notamment par son nombre de chaînes de télévision, un des plus élevés d'Afrique,
qui aux côtés de la CRTV publique compte près d'une dizaine de chaînes de télévision
privées. Le Cameroun se distingue également par son dynamisme dans la production
audiovisuelle.
Ce développement a conduit CANAL OVERSEAS à créer au Cameroun début 2009 sa
troisième filiale en Afrique, alors que le Groupe opère, principalement par des
distributeurs partenaires, dans plus de 25 pays du continent.
Par ailleurs, CANAL OVERSEAS à travers son offre CANALSAT HORIZONS diffuse
quatre chaînes de télévision camerounaises dont la CRTV et trois chaînes privées,
CANAL2 INTERNATIONAL, EQUINOXE TV et STV2 qui sont ainsi accessibles dans plus
de vingt pays d’Afrique Sub-saharienne.
Cette rencontre a permis de souligner que ce développement reste fortement menacé par
le piratage des droits audiovisuels, dont la vigueur suscite une inquiétude croissante des
producteurs d'œuvres audiovisuelles et des détenteurs de droits sportifs au niveau
mondial.
Le développement d’un cadre législatif et règlementaire audiovisuels camerounais dont
Jean-Noël Tronc a souligné « le caractère particulièrement innovant, par la modernisation
de la distribution audiovisuelle qu'il permet, et exemplaire à l'échelle du continent » a été
évoqué durant l'audience. Le Président Paul Biya a marqué son intérêt et sa volonté
d’une action publique ferme quant à sa mise en œuvre.

vendredi 29 mai 2009

Jackson Njike : "Nous allons faire respecter la loi"


29/05/2009

LE DG DE CANAL HORIZONS CAMEROUN MENACE DE FAIRE SAISIR LE MATÉRIEL DE CÂBLO-OPÉRATEURS INDÉLICATS.
Des informations font état d’une éventuelle descente sur le terrain  à Yaoundé pour la saisie des matériels de certains câblo-opérateurs. Peut-on savoir qui est concerné ?
Je ne vais pas citer les principaux concernés. Par contre, les populations de Yaoundé constatent depuis quelque temps la reprise de la diffusion des chaînes premium de CanalSat que sont Canal+ Horizons, Canal+ Sport, Canal+ Cinéma, Canal+Family et Sport+ par certains cablo-opérateurs. Or, lors du Forum national des activités de la télédistribution (Fonat) qui s’était tenu les 17 et 18 février 2008, il avait été convenu que ces derniers devaient cesser de diffuser ces chaînes, en attendant que nous trouvions un accord global sur toutes les chaînes du bouquet CanalSat. Aujourd’hui, cette importante décision du Fonat, voulue par le ministre de la Communication pour apaiser la situation, est respectée par les câblo-opérateurs de Douala et pas par quelques-uns de Yaoundé et des autres villes du Cameroun. C’est la raison pour laquelle nous entendons faire respecter la loi. 
Avez-vous obtenu des ordonnances de saisie ? 
Oui, nous avons obtenu des ordonnances de saisie du juge. D’ailleurs, il faut savoir qu’il y a eu toute une démarche et que nous sommes ici dans la phase ultime. Nous avons fait des constats d’huissier nécessaires, des mises en demeure. Nous sommes aujourd’hui en situation de saisir leurs matériels. 

Comment faites-vous pour savoir que votre signal est pirate? 
Lors des grands matches, certains câblo-opérateurs balancent des chaînes Canal et les retirent après la fin des matchs. Tout cela est bien vérifié et constaté par des huissiers assermentés. Les populations de Yaoundé le constatent aisément. Et ces opérateurs se reconnaissent très bien. On ne peut pas, alors qu’on essaie d’ouvrir des brèches pour la négociation sur ce qu’on appelle l’autodistribution (c'est-à-dire permettre aux câblo-opérateurs de distribuer nos chaînes moyennant le versement d’une redevance), laisser que des gens nous piratent ainsi. Actuellement, pour avoir les chaînes CanalSat, il faut aller chez nos distributeurs agréés que sont Aston, Satcom et Avilyos. Avec les câblo-opérateurs, seul TV+ distribue aujourd’hui légalement certaines chaînes de notre bouquet. Avec les plus sérieux, nous sommes encore en discussion, comme l ont souhaite les autorités de ce pays. 

Il reste tout de même que vos prix sont très élevés… 
Nous avons fait beaucoup d’efforts depuis quelques années. Nous avons créé la formule Access à 4900 Fcfa. Les gens nous ont dit : « Il n’y a pas les chaînes Canal. » Depuis le 1er mai 2009, nous avons lancé une campagne sur la formule Privilège qui comprend les  quatre chaînes Canal. Elle coûtait  19.900 Fcfa, elle est actuellement à 14900Fcfa, soit une baisse de 5000 Fcfa. C’est déjà un effort. Nous allons continuer. Mais, on ne peut pas aller plus loin alors que des gens piratent nos chaînes et nous empêchent de faire du volume. C’est le serpent qui se mord la queue.   

A votre arrivée à la tête de la toute nouvelle filiale Canal horizons Cameroun, vous avez annoncé des actions sociales. Qu’en est-il aujourd’hui ? 
La mise en route des mesures se fait progressivement. Nous préparons des protocoles de partenariat avec un certain nombre d’acteurs et d’institutions majeurs du Cameroun. Nous suivons de très près ce qui se passe dans les fédérations sportives. Nous participons aux Ecrans noirs. Des projets sont également en vue avec la presse, la société civile, le monde du sport. Nous sommes en train de nous installer. Je réitère que nous sommes  là pour accompagner la vie sociale du Camerou

Sources: le jour

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